L'humain des pins [Jasper & Vergil]
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MessageSujet: L'humain des pins [Jasper & Vergil]   2018-12-07, 16:41

J'en ai marre d'être ici. J'aimerais bien pouvoir être ailleurs. Pourquoi ne pas partir explorer un peu ces terres inconnues ?

Oui, il m'arrive parfois de m'adresser à moi-même. Cela vous dérange ? Je n'en ai rien à cirer. En tout cas, je commence un peu à avoir faim et je me lasse un peu des petites choses que je trouve par-ci, par-là, qui ont le malheur de tomber sous mes griffes. Fort heureusement, le temps est plutôt bon et je n'ai rien de spécial à faire alors, sortant de la pénombre ou je me suis mis pour m'abriter des regards bien trop curieux à mon goût, je déploie mes ailes et m'envole, pensif.

Quelques temps de vol plus tard, j'aperçoit en dessous de moi une immense forêt étrange mais d'une beauté indescriptible. Attiré par les lieux, je plonge dans le but d’atterrir quelque part de sur et d'assez large. Malheureusement pour moi, j'analyse encore mal ces lieux inconnus et l'une de mes ailes tape malencontreusement un tronc d'argent. Le choc est dur et mon aile, endolorie, provoque une vive douleur. Mais je réussit à rester calme tout en me crashant au sol. Me rattrapant au mieux dans une presque roulade qui se termine en glissade, je fini par m'arrêter et, a lieu de couiner de douleur comme le feraient des novices ou des jeunots, je rit quelques secondes.

Hahaha ! Ça, c'est ce que j'appelle un atterrissage raté. M'enfin, j'ai autre chose à faire que de jouer le tire au flanc.

Puis, lentement et sentant mes membres trembler, je me relève doucement, inspire un grand coup et, arquant la cou, je soupire avant de m'observer. Je déploie une aile, tout va bien. Mais, en voulant déplier l'autre, elle refuse de m'obéir. Bon, une aile en moins pour un bon moment. Puis, une odeur particulière et dérangeante me parviens : du sang. Je suis du museau l'odeur qui me mène à fixer la rouge au sol puis, passant une patte sur mon épaule droite, je sens un liquide couler et quelques écailles se décoller douloureusement de mon corps. Je grimace mais...je suis incapable de crier. Je sais très bien que pire existe alors je porte ma patte devant mes yeux et observe ma peau noire colorée de rouge.

Il se passe un petit temps avant qu'un léger vent, transportant la douce odeur des arbres, ne me fasse reposer la patte au sol et tourner la tête pour admirer les lieux. Intéressant...Il y a des arbres, des arbres et....encore des arbres. Au moins, je peut me cacher des regards et, sans attendre, je marche lentement vers la première pénombre que j'aperçoit, laissant au sol des traces irrégulières de sang.

Une fois entièrement caché et rassuré de m'y trouver, je marche longuement à travers les magnifiques troncs et parcours les lieux à l'aveuglette. Il va m'en falloir du temps pour apprendre à ne pas me perdre ici mais je m'estime pas mal heureux de savoir voler. Puis, d'un coup, alors que je m'arrête pour observer entre deux arbres ce qui me semble être un gros machin tout cassé composé de cailloux (= ruines), quelque chose passe entre mes pattes et tape contre ma griffe et, sans réfléchir, le coup part et la jeune proie se retrouve prisonnière dans ma patte. La portant à ma tête, je l'observe avant de fixer le ciel.

Quel monde étrange...Puisses-tu me pardonner de te faire attendre sans possibilité de te donner de nouvelles.

Oui, ma chère compagne me manque, je le reconnais. Mais, pour le moment, quelque chose me retiens ici. Quoi ? Je l'ignore mais je sais que je le saurais le moment venu. Pour le moment, je me contente de dévorer ma prise et de me coucher au sol. Je crois que j'ai un peu trop forcé à lutter. M'enfin bon, un peu de repos ne me fera pas de mal. Alors que je suis couché, les arbres me transmettent une nouvelle odeur. Tournant la tête, j'essaie de comprendre d'ou elle viens mais, incapable de le prédire, je reste sur mes gardes, gronde mais lance cependant calmement tout en plissant les yeux.

Qui va la ?


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MessageSujet: Re: L'humain des pins [Jasper & Vergil]   2018-12-10, 14:22


« Eh bien cher confrère, je te laisse prendre le relais, je m'en vais retourner chercher une âme en peine à aider. Sait-on jamais des fois que je puisse croiser le fer avec un mécréant ! »

« Ah... Vergil, tu ne t'arrêtes donc jamais. Enfin bon, je te remercie de m'avoir amené ce marchand comme convenu. Par contre je n'ai toujours pas saisi le fait d'avoir tiré la charrette alors que notre ami possède des chevaux fait pour cela... »

« Ahah ! C'est un entraînement improvisé dont j'ai le secret, ne t'en fait pas. Ainsi les bêtes ont pu marcher tranquillement et j'ai pu perdre un peu de poids pardi ! »

« Si tu le dis... Bon, nous allons reprendre la route, je te souhaite bonne chance pour le retour. Ce fut un plaisir de faire appel à tes services. »

« Le plaisir est partagé. J'espère que nous nous reverrons. Reste vigilant, nous savons bien que ces routes sont peu sécurisées, même si je te sens capable du meilleur. Sur ce, au revoir ! »

Je tourne les talons après une poignet de main bien méritée. C'est que j'ai beaucoup marché, depuis l'aube j'ai tiré la charrette de ce marchand itinérant. J'avoue être quelque peu fatigué, c'est que ça vous tire sur les muscles. Par ma Barbe que je suis heureux de faire mon petit retour, nous allons pouvoir profiter du spectacle que nous offre la nature. Les pins argentés, c'est magnifique, c'est argenté et même que des fois on y trouve de belles choses. Enfin, on y trouve aussi pas mal de castagne, c'est qu'ici tout le monde se croit tout permis. Bah oui, ne soyez pas idiots mes amis, pourquoi escorter un marchand si la route ne présente aucun danger ?

Enfin bref, je traîne ma bedaine sur la route, la main toujours posée sur Mille Vérités. Je l'ai entendu rire durant la route. Quelle coquine tout de même que de se moquer de son maître alors qu'il ne fait que son métier. C'est sans doute de me voir faire le fier sans doute, j'ai eu une putain de crampe à un moment, j'ai cru que j'allais mourir, et elle s'est mise à rire. Lui, le marchand il pas trop aimé car il a cru que j'étais possédé. C'est pas très commun d'entendre quelqu'un rigoler quand nous ne sommes que deux et qu'aucun des deux individus ne semble faire du bruit. Enfin bon, j'ai tiré ma crampe en m'efforçant de tracter le plus fort possible le véhicule de fortune de l'autre charlatan.

Charlatan, oui, c'est qu'il a tenté de me vendre une potion qui fait maigrir. Je ne suis pas con, si j'essaie de forger mon corps c'est que je sais qu'un tel miracle ne peut exister. Pourquoi pas une potion qui fait pousser les cheveux ? Ahah, ou qui me rend intelligent, oh mon dieu que je suis drôle. Retournons à notre histoire de base, ma petite marche. C'est que j'ai l'envie de m'aventurer dans les forêts pour aller chercher un bel endroit de recueil. Oui, je suis un amoureux de l'histoire et ces forêts regorgent d'histoire en tout genre. Au lieu de cela...


« Par les Dieux... As-tu vue ce que j'ai vue ma chère amie ? C'était... C'était... NON D'UN GOBELIN !!! »

Mes yeux suivent la créature qui vole au-dessus de ma tête. Je m'enfonce alors dans la forêt, évitant les pins, sautant par-dessus des buissons, shootant à l'occasion dans des sortes de gros rats bien laids. Je m'essouffle, mais je cours, je cours comme souffle le vent. Il faut que je me hâte, mais la créature a disparu, elle semble avoir chuté ou alors elle s'est posée, on s'en branle de ma barbe. Je ralenti un peu le pas, c'est que j'ai des pointes maintenant, faut vraiment que je me mette à la course à pied. Mettons cela sur mon travail précédent, après tout j'ai pas mal donné aussi.

Entendant comme des secousses, je me dirige vers le bruit que j'entends. Sans doute que les pattes de la bête sont si imposantes qu'elles en font trembler un peu le sol. Oh lala, j'espère bien que je ne me trompe pas. Si j'ai raison, alors je vais enfin pouvoir croiser la route d'une créature rare et magnifique. Il faut que je sois vigilant, elles sont caractérielles ces bestioles là. J'en ai des larmes de joie qui coulent sur ma gueule de gros lard. Je reprends ma respiration, continuant de m'enfoncer dans cette magnifique forêt.


« Eh bien Messire, vous semblez heureux et emballé. Si cela peut vous rassurer, vous avez raison, c'est bien une bête ailée que nous avons aperçu. »

« Oh oui Mille Vérités, je suis heureux. C'est un si grand honneur pour le Paladin que je suis, rencontrer pareille merveille de la nature. Je n'en reviens toujours pas. »

Je chuchote alors que j'arrive à proximité du lieu où s'est posée la créature. Je l'observe un petit moment, constatant une blessure apparente sur celle-ci, mais aussi qu'elle s'adresse aux cieux. Ou alors peut-être que ce dragon a aussi une relique dotée d'une conscience, nous verrons cela. Par contre je déglutis, car le bougre vient d'avaler un fort bon dîner qui fait bien ma taille je pense. J'ai intérêt à être respectueux, point de connerie, point de futilité, il faut que Mille Vérités assure pour le coup. Elle ne doit pas divaguer et surtout, il faut qu'elle prenne exemple sur moi.

La voix m'interpelle, je sors de derrière l'arbre et m'approche timidement. Je cherche mes mots, il faut faire une belle entrée.


« Un humble aventurier. Vergil de Benedictus, futur Paladin de rang Divin, défenseur de la veuve et de l'orphelin. Pourfendeur du mal et de la corruption, protecteur des terres saintes de Shoumei. Je viens à votre rencontre en toute amitié Dragon. »

Je m'incline devant lui, posant un genoux à terre, posant mon épée sur celui-ci comme lorsque je m'adresse à un roi ou bien à notre Saint Satochi. Je tiens son espèce en grande estime car ils sont pour moi un symbole d'une ère d'autrefois. Les dragons sont à mes yeux des créatures aussi sages que dévastatrices, mais qui s'avèrent être doté d'une raison sans pareille. J'ai de la veine, en ce moment il ne m'arrive que des choses exceptionnelles, à croire que ma mésaventure dans les forêts de Dangshuan ait déclenché un slot de chance infini.

J'ai toujours la tête inclinée, je lui prouve là mon respect et surtout je n'ai pas envie de me faire dévorer. Bon, faut dire que je suis un met délicieux, manger le fils d'un Dieu à revient à bouffer du caviar jusqu'à n'en plus finir. Ma compagne se fait silencieuse, eh bien pour le moment c'est ce qu'il faut, je ferai les présentations de Mille Vérités juste après. D'abord il nous faut être certain que cette entrevue n'aura rien d'hostile.

« Vous me voyez honorer de vous rencontrer. Vous êtes de ces créatures que j'admire grandement. Pour être honnête je vous ai aperçu et je n'ai pu m'empêcher de suivre votre trace. Je constate que malheureusement votre atterrissage a été douloureux. Vous faudrait-il des soins cher ami ? »

Je ne suis pas homme de médecine putain... On improvisera sur le fait qu'on en connaît un. Au moment où je lui ai adressé ces mots ma tête s'est relevée afin de pouvoir le regarder et le contempler. Magnifique.


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MessageSujet: Re: L'humain des pins [Jasper & Vergil]   2018-12-14, 18:41

Vigilant, je guette le moindre mouvement alentours. Quelqu'un est ici. Je le sais, je le sens. Plissant les yeux, je fini finalement par apercevoir une grande ombre massive sortant d'un arbre à ma gauche après quelques secondes d'attente. Ombre qui finalement, deviens couleurs pour me montrer...un humain. Ma première réaction ? Prendre un air de dégoût avant de me rappeler qu'il ne faut pas juger les autres sur leur apparences. Mais je déteste les humains. Ils sont toujours la à nous pourchasser, nous capturer et nous éradiquer sans raisons. Un peu comme une vieille connaissance qui me cours après. D'ailleurs, j'en rit intérieurement puisqu'il ne peut me trouver ici. Lentement, il s'approche avant de s'incliner devant moi. Je ne bouge pas et garde mon calme tout en écoutant ses paroles, réponse à ma question précédente.

Un humble aventurier. Vergil de Benedictus, futur Paladin de rang Divin, défenseur de la veuve et de l'orphelin. Pourfendeur du mal et de la corruption, protecteur des terres saintes de Shoumei. Je viens à votre rencontre en toute amitié Dragon.

Tiens donc, un "Paladin". De ce que j'ai appris dans ce monde, ce sont des humains défenseurs ça non ? Et il dit venir en toute amitié ? C'est ce que nous allons voir. Toujours aussi calme et fixant le ciel, je lève ma patte valide et m'apprêtais à commencer quand il reprends.

Vous me voyez honoré de vous rencontrer. Vous êtes de ces créatures que j'admire grandement. Pour être honnête je vous ai aperçu et je n'ai pu m'empêcher de suivre votre trace. Je constate que malheureusement votre atterrissage a été douloureux. Vous faudrait-il des soins cher ami ?

Hum. Effectivement, il ne m'à pas l'air méchant pour un humain. Cependant, je ne dois pas baisser ma garde pour autant. Alors, avec un petit peu de mal, je me relève, me tourne de sorte à me retrouver face à lui, fait deux pas en arrière pour maintenir une distance de sécurité et me recouche sur place, le fixant de mes yeux sans le lâcher du regard et réponds, avec calme et politesse en faisant suivre ma patte.

Mes saluations "Vergil de Benedictus". Mon nom est Jasper. Je vous en prie, relevez-vous. Je ne suis ni Dieu, ni monarque pour recevoir pareille politesse. Je vous entends me dire être un Paladin. Pourtant, à mes yeux, vous faites tous partis de la même espèce appelés "humains". Et je ne vais pas vous mentir : je déteste les humains. Ils nous font du mal tout comme ils se font du mal entre eux. Je ne voit pas en quoi vous seriez différent. A vous de me prouver votre bonté et ainsi de me permettre de vous faire confiance. Mais pour le moment, permettez-moi de me méfier.

Je n'ai jamais eu peur de dire la vérité et encore moins ce que je pense. Je fait donc une pause avant de regarder mon côté blessé. Il est vrai qu'un peu de soins me ferait du bien mais je ne suis pas du genre à me plaindre et encore moins à me laisser approcher par un inconnu, surtout si celui-ci essaie de m'amadouer avec de belles paroles. En revenant sur lui, je constate qu'il n'à pas bougé. Bon point pour lui. Mais son regard semble rempli d'adoration. Une sensation de mal être parcours mon dos et je m'empresse d'essayer de la dissiper en reprenant.

Ainsi, vous m'avez aperçut ? Je vous mentirais en vous disant que mon atterrissage s'est très bien passé mais hélas, je ne m'en suis pas sorti sans dégâts comme vous avez très bien pu le constater et que je vais me permettre de vous montrer.

Alors, pour lui montrer l'ampleur de la blessure, je me relève, difficilement, grimaçant. Ça brûle mais aucune plainte ne sort de mes mâchoires. Alors, doucement et prenant bien mon temps, je me positionne correctement et me met sur le côté blessé tout en déployant ma seule aile valide pour qu'il comprenne que désormais, ma capacité à voler est compromise jusqu'à sa guérison. Bien entendu, je le fixe toujours. Nous ne sommes jamais trop méfiants et j'attends, sans rien ajouter de plus.


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MessageSujet: Re: L'humain des pins [Jasper & Vergil]   2018-12-25, 13:05


Qu'il est modeste le bougre, presque autant que moi. Bon, je décide donc de me redresser, si plier le genoux n'est pas imposé alors pourquoi passer pour un couillon plus longtemps ? On se le demande bien. Ah, tout de même.... sacré réputation qu'est celle de ma race auprès de mon nouvel ami. Il faut dire que les écailles de dragon vous font d'excellentes armures, mais pour les faire il faut bien aller chercher l'écaille quelque part. Aussi con que nous sommes, nous n'avons jamais trouvé d'autre moyen que d'aller les piocher à la source. Je le conçois, ce n'est pas bien glorieux et je ne cautionne pas ce genre de chose, mais bon... Je ne peux refaire le monde à moi seul, j'ai déjà bien du mal à me refaire tout seul, alors tout un monde, ahah ! Pas possible.

N'empêche que je suis pas trop de ce bord là moi. Justement, je suis si heureux de rencontrer un dragon que l'idée de pouvoir lui faire du mal n'effleure pas mon gigantesque esprit. Qu'est-ce que je peux bien faire pour ne pas passer pour un méchant de service ? Ma politesse ne suffit pas ? Par ma barbe qu'il est dur en affaire le bestio ! Déjà, je plante la lame de mon arme au sol, ainsi on peut constater que je suis fort sympathique car je me désarme tout seul comme un grand. Je suis vraiment très intelligent, il faut bien me reconnaître cette foutue qualité qu'est la mienne. Ensuite... Bah faut bien lui répondre je pense, si je ne lui réponds pas... ça va paraître bizarre. De toute façon je suis bien trop bavard pour fermer ma grande gueule pardi !

Mon cul se pose par terre, jambes en tailleurs, mains posées sur mes genoux, je le contemple.


« Eh bien jeune ami je vous le concède. Nous sommes peuplés d'abrutis finis qui ne jurent que par les guerres et les bains de sang. Ce serait mentir que de vous dire que je n'aime pas les batailles, mais je les savoure quand une juste cause est à défendre. Je regrette sincèrement le malheur qui arrive à votre espèce, je ne peux me faire garant de tout cela... mais soyez-en sûr, je ne suis pas de ce genre là. Ma vie est consacrée à aider mon prochain et le sauver. Peu importe son espèce, si celui-ci n'offense pas les Dieux et mène une vie sans grabuge, qu'il est innocent et victime, mon bouclier est sien. »

Oh que oui mon ami. Bon, après j'avoue que si on peut aussi me payer une bibine et me lancer une piécette d'or je ne dis pas non. Faut comprendre hein, la vie d'aventurier sa rapporte pas beaucoup, et vue que je ne demande quasiment jamais de paiement je pars du principe que ça doit venir de ceux à qui je rends service. Généralement on fait jamais le radin avec le grand Vergil, car vue que je suis beau et fort, bah on estime que je mérite un salaire de base. Ahah, que je suis modeste sérieux, je le répète souvent, mais comprenez que c'est important à dire.

D'ailleurs quand notre Jasper me montre sa blessure je préfère rester à ma place pour la voir de loin. Je ne veux surtout pas lui donner l'impression de profiter de la situation. Surtout qu'un coup de queue de dragon sa doit vous retourner le gosier en moins de temps qu'il en faut pour respirer. Par ma barbe qu'elle est grosse cette plaie. C'est fou comme c'est impressionnant de se dire que de là où je suis elle paraît bien grande. Tu m'étonnes toi qu'il ne décolle plus, ça revient à se niquer la cheville ce truc, mais en plus affreux toujours.


« Par ma Barbe que c'est laids... Vous devez bien souffrir ma foi et j'en suis navré pour vous. Je ne suis pas guérisseur, mais je pourrai toujours en trouver un, après je pourrai néanmoins nettoyer votre blessure. Sachant qu'il me faut votre accord afin de vous approcher, et par sécurité je pourrai toujours laisser ma Sainte ici. D'ailleurs... je vous la présente, voici Mille Vérités, aussi appelée la Sainte Jeanne d'Arc. »

Je montre mon épée en la regardant. Le con, j'ai oublié de la lui présenter ahah. Sait-on jamais des fois que Jeanne se mette à parler d'un coup et qu'il soit prit d'un élan de frayeur. Une épée qui parle c'est pas tous les jours qu'on en voit une. Du coup, bah présentation entre les deux créatures les plus spectaculaires que j'ai rencontré à ce jour. V'la une rencontre fort originale toujours !

« Enchantée Jasper, cela doit bien faire quelques siècles que je n'ai pas rencontré un membre de votre espèce. »

Ah la catin ! Elle aurait pu me le confesser tout de même que ce n'était pas sa première. Sans doute qu'on aurai pu travailler l'entré mieux que ça. Bref, je ne vais pas baver sur mon mouchoir à main plus longtemps. C'est que j'ai des questions à poser moi, tellement que je ne suis pas sûr d'avoir le temps pour toutes les poser. On commence par quoi ? Comment ? Ah, merde, il est blessé aussi le Jasper, il va peut-être refuser de perdre son temps ainsi. Bon, je tente ma chance ? Oui, je pense, faut saisir l'opportunité quand elle se présente à nous.

« Je sais bien que c'est impoli ce genre de questionnement, mais... ça me titille le rectum depuis un p'tit moment pour dire vrai. Cher Jasper, quel âge avez-vous donc ? J'ai entendu dire que vous aviez une putain de sacré de durée de vie pardi. »

Oui, il doit être jeune sans doute, ou vieux... Parce que pour mal maîtriser un atterrissage faut être un peu con si on est vieux comme pas deux, ahah. Je me souviens qu'à l'époque j'me cassais souvent la gueule tellement j'étais con pour aligner deux pas devant ma carcasse avec quelques litrons dans le sang. Heureusement, j'ai toujours réussi à retenir mes envies. Bref, je ne vais pas le juger non plus, j'ai trop de respect pour péter la céleste image que j'ai de lui.

« Après, soyez rassuré mon ami, je vous le demande juste par curiosité, et sans doute par jalousie aussi. Je n'aurai pas assez de mes années pour transmettre mon flambeau, il est vrai que je suis le fils d'un Dieu, mais... il y a peu, j'ai réalisé qu'il se pourrait qu'un jour je perde la vie pour défendre ma noble cause... Il existe en ce monde des créatures ayant de néfaste projets pour notre Sekai et quand je devrai rendre mon jugement quant à leurs agissements, je crains que mon souffle s'épuisera... Comprenez-vous ? »

J'ai le souvenir de cette pute de liche et son amie Hacate en tête. Je me fais enfant de juron quand je pense à elles. Par ma barbe qu'elles sont fortes et que je n'aurai pas assez d'une forme de Mille Vérités pour les torcher. Elles ont la couche tellement encrassée de merde que même l'herbe verte d'une vaste plaine ne suffirait pas à les nettoyer correctement. Je suis promis à un destin glorieux, mais cette gloire va sans doute me mener à ma perte. Tant pis, si je sauve le monde on fera une statut de ma bedaine dans ma capitale. Avec de la chance, on me prendra pour un Dieu et ça suffira à apporter une paix. Merde, je suis vraiment con.


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MessageSujet: Re: L'humain des pins [Jasper & Vergil]   2019-01-02, 21:25

Le temps est long, trop long à mon goût quand enfin, il se relève et je me permet de ne pas en louper un morceau en le scrutant de haut en bas sans gène. Il faut le reconnaître, il possède la une sacré morphologie pour un humain. Néanmoins, alors qu'il manipule son arme et que je montre les crocs en guise d'avertissement tout en reculant d'un pas, il fini par planter celle-ci dans le sol. Un simple geste de sa part mais largement suffisant pour maintenir éveillé le léger brin de confiance qui commence à prendre place et à me calmer tout en me permettant de refaire ce pas perdu. Cependant, dans mon esprit, une question s'impose : ai-je le droit à un tel lien avec ce que je considère comme un ennemi ? Seul le temps pourra me le dire.

Ne pouvant hélas pas tenir debout à cause de ma blessure, je me recouche lourdement sur place. Ciel que la douleur est vive mais seule une grimace parvint à m'échapper tandis que j'inspire un grand coup avant d'inspirer et je me dis que ma compagne m'aurais déjà tuée en voyant mon état. Fort heureusement pour moi qu'elle ne soit pas la mais fort malheureusement aussi de ne pas pouvoir lui demander d'éclairer mes pensées. M'enfin, remarquant que j'avais levée le regard vers les cimes, je la baisse quand un gros bruit attire mon attention et je trouve le dénommé Vergil désormais assis par terre. Quel drôle d'humain...

Eh bien jeune ami je vous le concède. Nous sommes peuplés d'abrutis finis qui ne jurent que par les guerres et les bains de sang. Ce serait mentir que de vous dire que je n'aime pas les batailles, mais je les savoure quand une juste cause est à défendre. Je regrette sincèrement le malheur qui arrive à votre espèce, je ne peux me faire garant de tout cela... mais soyez-en sûr, je ne suis pas de ce genre là. Ma vie est consacrée à aider mon prochain et le sauver. Peu importe son espèce, si celui-ci n'offense pas les Dieux et mène une vie sans grabuge, qu'il est innocent et victime, mon bouclier est sien.

Me dit-il. Je me permet de méditer ses mots et dois le reconnaître, il n'à pas vraiment tord. Moi-même je me bat pour ce qui me semble être le plus juste. Parfois pour moi mais parfois pour les autres. Je hoche positivement de la tête, signe que j'ai bien reçu ses paroles tout en pesant mes mots. Puis finalement, je réponds.

Quel imbécile ne se battrait pas pour ses idéaux ou ce qu'il croit être juste Vergil de Benedictus ? Voyez-vous, les abrutis se battent pour une chose, les idiots pour une autre. Nous entrons ainsi dans un cercle infini qui s'est activé, s'active et s'activera toujours. Seul le plus intelligent cherchera à régler un conflit autre que par la violence. Hélas, il n'en sera peut-être jamais ainsi. Surtout en ce qui vous concerne, humains, vous ne valez pas mieux que la plupart des miens.

Je fait une petite pause en fermant les yeux juste une petite seconde avant de reprendre.

Vos paroles sont bonnes mais elle ne parviendrons jamais à ramener les disparus. Malgré tout, je les apprécie. Merci. Puisse la lumière vous permettre de continuer sur la route de l'entraide tout comme moi je cherche à aider de mon mieux les personnes dans le besoin.

Je commence à me rendre compte que la façon de penser de cet humain me plait. Mais pas de jugements hâtif car, après tout, nous ne connaissons jamais assez notre entourage et je me distrait doucement en tapant les épines de ma queue au sol. De la, l'humain reprend en parlant, cette fois, de ma blessure puis d'une personne qui m'est totalement inconnue.

Par ma Barbe que c'est laids... Vous devez bien souffrir ma foi et j'en suis navré pour vous. Je ne suis pas guérisseur, mais je pourrai toujours en trouver un, après je pourrai néanmoins nettoyer votre blessure. Sachant qu'il me faut votre accord afin de vous approcher, et par sécurité je pourrai toujours laisser ma Sainte ici. D'ailleurs... je vous la présente, voici Mille Vérités, aussi appelée la Sainte Jeanne d'Arc.

Un petit grognement m'échappe. Effectivement, c'est très laid et je me surprends à en avoir rit. Quand à ma souffrance, je la ressens très bien mais je ne sais m'en plaindre. Tiens, finalement, il se propose pour nettoyer ma plaie. Il faut le reconnaître, j'ai besoin de soins avant qu'elle ne s'infecte et ne devienne pire, voir dangereuse pour ma santé. Mon esprit pèse le pour et le contre tandis que je le regarde alors qu'il parle de Sainte puis de "Mille Vérités" qu'il surnomme aussi..."Sainte Jeanne d'Arc". Drôle de référence à l'histoire humaine... Je prend donc un air interrogateur en penchant la tête sur le côté. Je ne comprends absolument pas de qui il parle quand il me montre son épée en la regardant. Ah, les armes peuvent avoir un nom chez les humains ? Je l'ignorais. En voilà une bonne information que je ne suis pas prêt d'oublier et, alors que j'allait parler, j'entends d'un coup une voix qui sort de nulle part.

Enchantée Jasper, cela doit bien faire quelques siècles que je n'ai pas rencontré un membre de votre espèce.

D'un coup, je me lève et recule, pris au dépourvu et je cherche d'ou viens cette voix en grondant et grimaçant tant ma blessure me fait mal et je lui lance, dans un regard noir.

Quelle est donc cette sorcellerie ?! Qui va la ? Depuis combien de temps nous espionnez-vous ?

Je ne voit personne d'autre que l'humain, l'objet et moi. Je fixe donc Vergil du regard, furieux avant de regarder l'épée et de, finalement, comprendre petit à petit que c'est elle qui viens tout juste de s'adresser à moi. Rassuré, je m'approche de l'arme et, de toute ma hauteur, je baisse le museau pour la renifler. Rien de spécial mis à part l'odeur du bipède et je recule pour m'asseoir à ma place.

Pardonnez ma réaction. Je n'ai encore jamais vu d'objet doté de conscience et de parole. Vous m'avez fait peur. Mais enchanté Mille Vérités. Enfin, je suppose ? Et je suis ravi de vous offrir l'occasion de revoir mon espèce tant que ce plaisir n'est pas pour venir vous planter au travers de mes écailles. Quand à votre aide Vergil, je l'accepte volontiers dans la mesure ou aucune arme ne dois se trouver sur vous.

En espérant que le message soit clair, je me recouche et je me sens rapidement bien mieux puisque je ne force pas sur ma blessure. C'est apaisant et je ferme les yeux jusqu'à entendre la voix de Vergil reprendre avec comme qui dirait pas mal de curiosité. A moins que je ne me trompe mais je l'écoute sans broncher.

Je sais bien que c'est impoli ce genre de questionnement, mais... ça me titille le rectum depuis un p'tit moment pour dire vrai. Cher Jasper, quel âge avez-vous donc ? J'ai entendu dire que vous aviez une putain de sacré de durée de vie pardi.

Effectivement, la question se pose. Notre race est réputée pour paraître jeune alors qu'en réalité, nous pouvons être très vieux et inversement. Fort heureusement, ce n'est pas mon cas et je m’appétais à le lui dire lorsqu'il reprend.

Après, soyez rassuré mon ami, je vous le demande juste par curiosité, et sans doute par jalousie aussi. Je n'aurai pas assez de mes années pour transmettre mon flambeau, il est vrai que je suis le fils d'un Dieu, mais... il y a peu, j'ai réalisé qu'il se pourrait qu'un jour je perde la vie pour défendre ma noble cause... Il existe en ce monde des créatures ayant de néfaste projets pour notre Sekai et quand je devrai rendre mon jugement quant à leurs agissements, je crains que mon souffle s'épuisera... Comprenez-vous ?

Vergil de Benedictus. Permettez-moi de vous rappeler que les questions sont faites pour être posées. Quand aux réponses, elles sont la pour nous permettre d'apprendre. J'ai vingt-cinq ans, je suis donc un jeune adulte. Et je ne saurais vous le dire, je n'ai pas encore vécu énormément de temps mais je connais quelques dragons dont la vie dépasse les milliers d'années en effet. Chacun d'entre nous est très différent et notre durée de vie est déterminée par notre environnement, notre race, morphologie, aptitudes aussi pour certains et bien d'autre facteurs existent. Et vous ? Ai-je le plaisir de vous retourner la question ? Quel âge avez-vous ? Combien de temps vivez-vous ? Il me reste tant à apprendre de vous, les humains. Et oui, je comprends. Nous n'avons jamais assez d'années dans une vie mais il doit en être ainsi, chaque vie offerte doit retourner à la terre. Moi-même un jour, j'y passerais. Nous ne pouvons, hélas, pas nous y opposer.

Sur ce, je referme les yeux et inspire profondément l'odeur des pins d'argent pour patienter.


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MessageSujet: Re: L'humain des pins [Jasper & Vergil]   2019-01-04, 15:33

Non d'un gobelin ! Que c'est censé et logique tout ce qu'il dit le gaillard. Je retiens tout car je possède un palais mental aussi gros que ma bedaine. Ramener les disparus… Cela me rappelle mon mentor Gorgoth qui désormais traîne avec ces infâmes liches de l'Empire. Je ne peux le ramener, mais je reste certain de pouvoir le purifier. Effectivement, c'est faire preuve d'arrogance et de prétention que de dire que je vais le sauver. Oui, car Gorgoth ne peut être sauvé de la mort, la vie est effectivement régit par un cycle bien sombre. Cependant, je ne suis pas de ces gens qui vont baisser les bras, non, je suis Vergil de Benedictus, moi les bras je les lève à tout va. Je me caresse la barbe en écoutant ce que Jasper me dit.

J'en ai presque des larmes aux yeux. Me voila, moi, le Benedictus apprenti Paladin, en train de converser et philosopher avec un jeune dragonnet. Je ne peux pas le nier : depuis la prise de mes fonctions il ne cesse de m'arriver des choses extraordinaires. C'est que quand on est le nombril du monde tout finit par converger vers vous. Quel bonheur, oui, quel bonheur. Il ne s'en rend pas compte, mais c'est un honneur qu'il me fait lorsqu'il m'encourage sur le chemin que j'ai emprunter. J'en ai une larme qui vient se nicher dans le bord droit de ma sublime moustache.


« Ce n'est que trop d'honneur pour le petit humain que je suis cher Jasper. »


Oui, il faut le remercier car je suis quelqu'un de très poli mon ami. La politesse ça vous sauve des vies comme jamais. Certains ne disent pas bonjour et se font niquer leur génitrice. Par ma barbe que je suis gonflé à bloc. D'ailleurs il tape de la queue, j'ai dû le stimuler comme il faut, ahah ! Par contre la suite elle me fait chier dans mon froc. Il s'agite le bestio et je crois que c'est à cause de ma Sainte. Oui, on est jamais près pour faire face à une telle magnificence. Certains en ont des malaises par moment.

Il a bien parler de sorcellerie ? Le pauvre est bien loin de la vérité. La sorcellerie appartient au gueux perfide, avare et lâche. Non, ma Sainte n'est point de ce genre là voyons. Un chef d’œuvre de la nature plutôt qu'une abomination. En tout cas son regard me refroidi. Quand t'as une telle créature qui te fixe comme un potentiellement ennemi qu'on peut se glisser sous la dent, je peux vous garantir qu'on ne fait pas le malin longtemps. Je lève les mains vers lui comme pour le rassurer, mais ce n'est pas pour autant que je décolle ma couenne du sol.


« Calmez-vous cher ami ! Ce n'est pas là de la sorcellerie. Il est juste question d'une âme habitant cet arme, rien de plus… », on est jamais trop prévenant.

Eheh, on sait tous qu'il se calme car il comprend, pas forcément grâce à moi. Néanmoins, on dira dans les livres que mon charisme était tel que je pouvais me faire entendre de tous. Faut dire que ma grosse voix elle vous réconforte un homme en moins de temps qu'il en faut pour s'arracher un poil du nez. Voilà qu'il s'approche maintenant. Ne bougeons pas, non, ne pas faire de geste brusque.

Au fur et à mesure qu'il s'avance vers moi je me rends compte de sa grandeur. Jasper reste majestueux malgré sa blessure. Je dois rester concentrer pour ne pas passer à coté du détail crucial : cette rencontre est unique.


« Nul besoin de vous excuser Sir. Jasper. Nous avons manqué à notre devoir de vous avertir de ma nature. Je ne suis que l'âme d'une Sainte consacrée dans cette épée. Si vous le désirez, vous pouvez m'appeler par mon véritable nom : Jeanne. »

Voilà que ça discute avec notre nouvel ami. Je crois bien que c'est une première aussi, ma Sainte qui s'adresse à un interlocuteur avec le plus grand des respects. Accorder à son prochain de l'appeler par son patronyme c'est un honneur qu'elle lui fait. Oui, Jeanne doit se dire qu'il faut lui offrir un peu de notre personne. Assuré que Jasper va se sentir lui aussi flatter de cette attention. Je le comprends parfaitement, moi aussi je serai flatté qu'une créature comme ma Sainte daigne m'offrir son nom en gage d'amitié et de bonne foi.

Pendant ce temps je me relève, car oui, j'ai une blessure à examiner monsieur. Grand seigneur que je suis, je ne vais pas le laisser ainsi. Pas d'arme a t-il dit. On va lui montrer notre célèbre talent de mise en confiance. Baptisons cela le Cuir de la Passion. Durant qu'il reprend la conversation je retire mon armure. Je commence par le haut, un peu lourd, mais ça va, après tout je la porte sur mes épaules. Une fois les différentes parties au nombre de trois posées sur le sol je laisse voir un peu mieux mon gras naturel.

En réalité je ne porte qu'une côte de maille en-dessous. Autant vous dire que je ne sens pas réellement bon. Je ne sens pas le chacal pour autant, mais on ressent bien là l'effort précédent qu'a été le mien. Oui, j'ai sué durant ma petite course de tout à l'heure. De toute façon, je fais tellement de sport que la sueur c'est comme une douche pour moi. Trop l'habitude de me montrer sportif certainement. D'ailleurs, on ne va retirer que le haut, le bas n'est pas nécessaire.

Jeune dragon de ce que j'entends alors. Encore une fois le destin semble me sourire. Je suis en présence d'une légende en devenir, ahah ! Alors que je lève les mains pour montrer que je ne présente aucune arme autre que Mille Vérité je m'avance doucement vers lui en écoutant la suite. On demande des renseignements sur ma bedaine ? Mais je vais lui répondre de suite pardi ! Enfin, maintenant je suis face au flanc de son corps qui présente le stigmate imposant de son atterrissage. La blessure fait au moins de ma taille jusqu'à ma tête. C'est vous dire si c'est gros.


« Pour être franc je suis dans la même position que vous mon ami. Je suis encore bien jeune et je ne porte sur mes épaules que le poids de trente-cinq années d'une vie d'Homme. »

Je me caresse ma grande barbe tout en contemplant la blessure avant de reprendre.

« J'espère pouvoir vous témoigner du meilleur parti que l'on puisse tirer de mon espèce. D'ailleurs, c'est bien parce que j'appartiens au cycle naturel de la vie que je tiens à consacrer mon existence à offrir le meilleur de ma bedaine. Même si il ne doit rester de moi que des récits d'aventures inspirant les futurs générations à suivre mon exemple, alors qu'il en soit ainsi… »

Je parle, mais je pense aussi. Il m'arrive par moment d'arriver à faire les deux en même temps. Même moi je m'épate toujours autant. Comment je peux nettoyer cette blessure moi ? Elle reste immense. On peut aisément remarquer que des petits brins de bois se sont infiltrés dans la plaie. L'écaille d'un dragon est résistante tout de même, car sur la peau d'un mortel ce genre de blessure vous plonge en léthargie totale. Voir, on devient un légume et on perd le membre touché. Extraordinaire cette constitution.

« Votre blessure me semble bénin, toutefois on ne peut la laisser ainsi. Je n'ai pas d'eau sur moi malheureusement, mais je sais par expérience du terrain qu'une rivière se trouve non loin de là. »

Je tourne le visage vers Jasper. Quand on s'adresse à un si grand spécimen on se doit de le regarder dans les yeux pour lui annoncer quelque chose. Se rendre à la rivière est une bonne idée, mais dans les parages nous avons constaté de récentes disparitions. Avec les ruines et sanctuaires aux alentours on est pas à l'abri d'un groupe de fanatique. Shoumei semble infester d'un mal ces derniers temps, car même à Gyohir des disparitions ont eu lieu. Serait-ce lié ?

Enfin, je me disperse encore, j'en oublie que je voulais dire quelque chose. Quand on est un génie qui pense trop on en oublie souvent l'essentiel. Donc, du coup, annonçons la couleur.


« Seriez-vous en état d'y marcher ? Je tiens à avertir qu'il se peut qu'on rencontre des individus qui n'auront sans doute pas une aussi bonne intention que la mienne. Je veux bien vous y escorter pour nettoyer la plaie et m'assurer de votre sécurité. »

Oui, pourquoi pas. Ce n'est pas que je n'ai que ça à faire, mais c'est la chose la plus utile et bénéfique je puisse faire aujourd'hui. Faut dire que je ne veux pas laisser filer entre les doigts l'occasion de me lier d'amitié avec notre ami. Comme ça on va pouvoir faire connaissance et je vais pouvoir l'éclairer de ma lumière. Comme d'habitude je vais rafler le premier prix pour celui qu'on admire le plus. Va falloir que je fasse construire une statut à mon effigie sous peu.

« Qu'en dites-vous mon ami ? On va avoir l'occasion de philosopher un peu comme ça. J'attends de rencontrer un représentant de votre espèce depuis que j'ai eu l'âge de pouvoir pisser debout. C'est vous dire si j'ai envie d'en apprendre plus sur votre personne Jasper. La route nous permettra à tout deux d'en apprendre davantage sur l'autre. »

Je m'en vais remettre mon morceau d'armure. Je suis certain qu'il va accepter, rencontrer le fils d'un Dieu c'est aussi un grand honneur. Je pense que nous avons tous les deux quelque chose à apprendre de l'autre. C'est un échange mutuel d'informations et de point de vue. Je sens en lui un camarade philosophe de la vie. Vue ce qu'on s'est dit plus tôt je suis convaincu de pouvoir même trouver un terrain d'entente pour qu'il me ramène après. Si je l'aide à guérir, une fois guéri il voudra aussi certainement me rendre un service.

Alors que je porte de nouveau le haut de mon armure je retire doucement Mille Vérité de la terre avant de la ranger dans son fourreau. Bah oui, t'as cru que j'allais laisser ma Sainte ici ? Il ne faut pas rêver. On est pas à l'abri d'un Arthur qui nous l'arracher du rocher. Puis, maintenant on est comme les doigts de la main, on est lié par la paume du destin. On marche tout par paire désormais, hiérarchie horizontale et compagnie.


« De votre queue vous balayez derrière, de mon épée je rase l'avant. Duo de choc, le Fils d'un Dieu avec le jeune et fringant Jasper, futur dragon de renom. C'est peut-être là le début d'une belle collaboration. », je ris très fort car je suis drôle, mais surtout je suis super sérieux. « Je m'emporte vite, je le sais bien. Je suis un optimiste de naissance mon cher ami. J'aime voir le meilleur plutôt que le pire. »


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MessageSujet: Re: L'humain des pins [Jasper & Vergil]   2019-01-04, 17:31

Quel silence. C'est apaisant mais aussi étrangement lourd. Je me demande si j'ai réussi à faire réfléchir cet humain qui ne m'à pas l'air si mauvais que ça en fin de compte. Mais je n'en reviens toujours pas au fond de moi : une arme qui parle. J'aurais au moins le mérite de découvrir pas mal de choses avec cet individu. Néanmoins, en levant la tête vers le ciel, je me permet de bailler à m'en décrocher la mâchoire. Ce n'est pas que sa compagnie m'ennuie mais j'ai faim et je ne suis pas venu ici pour rien.

Une fois que j'ai terminé de bailler et de mâcher dans le vide pour remettre l'articulation de ma bouche en place, je le fixe de nouveau et que vois-je sur le visage de ce petit être fragile ? Une larme que je fixe glisser jusqu'à ce qu'il me semble être de la fourrure humaine.

Ce n'est que trop d'honneur pour le petit humain que je suis cher Jasper.

Je hoche positivement de ma tête en guise de réponse car je n'ai rien à en dire de plus. Mais je remarque très bien sa politesse, je la sens. Ce pourquoi mon hochement de tête se voit lent et respectueux. Après tout, rendons politesse aux méritants et ignorons les cœurs corrompus par la méchanceté. Un peu comme le mien, je l'avoue mais je suis un cas particulier et ce qui fait de moi ce que je suis est du au fait que j'essaie de corriger le mal que j'ai causé par le passé. M'enfin, je ne souhaite pas y repenser et secoue la tête doucement de gauche à droite.

D'ailleurs, j'ai bien remarqué le geste de cet humain lors de mon instant de rage ? De surprise ? Appelez ça comme bon vous semble mais il n'à pas bougé, les pattes levées comme s'il souhaitais me dire qu'il n'y à rien.

Calmez-vous cher ami ! (...)

Fût tout ce que je parvint à entendre. Il faut le reconnaître : sous le choc et la surprise, comment souhaitez-vous parvenir à entendre ce qu'il se passe ? De plus, j'ai bien cru que quelqu'un d'autre était la à profiter de ma blessure pour me tenir en embuscade alors que Vergil me cloue à terre par de bien belles paroles. Fort heureusement, tel n'a pas été le cas et j'ai pu reprendre mon calme rapidement alors que mon esprit s'est activé à réfléchir.

Nul besoin de vous excuser Sir. Jasper. Nous avons manqué à notre devoir de vous avertir de ma nature. Je ne suis que l'âme d'une Sainte consacrée dans cette épée. Si vous le désirez, vous pouvez m'appeler par mon véritable nom : Jeanne.

Encore la voix de l'arme qui à résonné. C'est qu'elle est bienveillante cette chose et ça me plait. Tout d'un coup, un tas de questions sur cet objet traversent mes pensées et il va bien me falloir les poser. Je me permet pour le moment de les réserver à plus tard tout en me rendant compte de ma stupidité à fixer un objet qui ne possède aucun regard. Revenant donc sur Vergil, je m'étonne et sursaute en voyant celui-ci retirer quelque chose de très lourd que je comprend rapidement être une armure mais je ne pose pas de questions car après tout, je comprends bien qu'il cherche à me dire qu'il ne me fera pas de mal mais ce n'est pas suffisant. Je le fixe, intensément et sans le quitter des yeux alors qu'il garde tout de même la partie basse et je me demande ce qu'il y à la dessous tout en le laissant s'approcher avec appréhension. Fait un mauvais geste en sortant une arme de nulle part et c'est dans mon estomac que tu partiras.

Il analyse donc ma blessure et aucune arme ne sort. Peu à peu, je me détends donc mais ce n'est pas pour autant que je me permet de porter mon regard ailleurs et, en cet instant, j'apprécie le silence qui me permet d'être aux aguets du moindre bruit suspect et de la moindre odeur louche tandis que le temps poursuit son cours.

Pour être franc je suis dans la même position que vous mon ami. Je suis encore bien jeune et je ne porte sur mes épaules que le poids de trente-cinq années d'une vie d'Homme.

Bah voyons, dix années de plus que moi. Est-ce que cette rencontre était préméditée depuis le départ afin de me faire réfléchir ? Je l'ignore. Cependant, alors qu'il est juste tout près de moi, je l'observe réfléchir et le laisse tranquillement rependre.

J'espère pouvoir vous témoigner du meilleur parti que l'on puisse tirer de mon espèce. D'ailleurs, c'est bien parce que j'appartiens au cycle naturel de la vie que je tiens à consacrer mon existence à offrir le meilleur de ma bedaine. Même si il ne doit rester de moi que des récits d'aventures inspirant les futurs générations à suivre mon exemple, alors qu'il en soit ainsi…

Pourquoi n'en resterais-il pas ? Nous sommes tous de passage ici donc nous avons tous quelque chose à y déposer pour les générations futures. Curieux, je me permet de lui poser la question.

Nous appartenons tous au cycle de la vie. Nous naissons tous, nous grandissons tous, nous vieillissons tous et, tour à tour, nous mourrons tous quand notre heure approche. De plus, chaque génération dépose un souvenir de son passage, vous surement comme moi, nous y laisserons, comme tout le monde vivant ici, une trace de notre passage pour que les générations futures qui naîtrons de nos sangs puissent savoir quoi faire lorsque nous ne seront plus la pour les observer faire. Je ne souhaite qu'une seule chose, et je pense que vous pensez surement la même chose que moi.

Pfiou, j'en ai marre d'être couché et puis, j'ai un lieu à explorer et un estomac à remplir. Doucement, je me lève en prenant garde à ne par heurter l'humain par mégarde et je grimace rapidement de la douleur causée par la blessure mais sans plus et je fait tourner ma tête pour faire travailler doucement les muscles restés dans la même position trop longtemps à force de veiller à ce qu'aucune arme ne sorte de nulle part quand je l'entends parler de ma blessure.

Votre blessure me semble bénin, toutefois on ne peut la laisser ainsi. Je n'ai pas d'eau sur moi malheureusement, mais je sais par expérience du terrain qu'une rivière se trouve non loin de là.

Bon, c'est rassurant mais de l'autre, je me disait bien que rester avec ne serait pas une bonne idée. Et puis, je pourrais voir par moi-même si ce que l'on raconte sur ces lieux sont vrais. J'en ai tellement entendu parler que la tentation de venir ici à été très alléchante. De plus, je ne crois qu'à ce que je voit alors autant saisir cette occasion. Concentré, je fixe l'horizon sans prêter attention à ce qu'il raconte et, prenant la marche pour avancer de quelques mètres, je guette et la voie me parait sure.

Qu'en dites-vous mon ami ? On va avoir l'occasion de philosopher un peu comme ça. J'attends de rencontrer un représentant de votre espèce depuis que j'ai eu l'âge de pouvoir pisser debout. C'est vous dire si j'ai envie d'en apprendre plus sur votre personne Jasper. La route nous permettra à tout deux d'en apprendre davantage sur l'autre.

Bien, allons-y sans tarder. Je ne peut malheureusement pas voler et encore moins vous porter sur mon dos avec une telle blessure. Vous savez, je n'ai rien à cacher et si je peut assouvir votre soif de connaissance sur mon espèce, vous pouvez poser toute les questions que vous le souhaitez. Cependant...

Je marque un temps de pause pour lever un de mes doigt griffu avant de rependre.

Vous devez me promettre que tout ceci restera entre nous pour éviter que tout cela ne tombe entre des oreilles aux intentions malsaines. C'est tout.

Je tourne ensuite la tête pour savoir si l'humain me suis. Personne. Est-ce que je parle tout seul ? Si oui, depuis combien de temps ? Je lève les yeux au ciel et patiente donc tout en écoutant le même son lourd que tout à l'heure. Il doit certainement revêtir le haut de son armure donc il n'est pas si loin que ça. En tout cas, je me demande quel genre de question peut bien avoir un humain à se poser sur nous alors qu'ils savent déjà tout, surtout pour nous exterminer. M'enfin bon, ce sera aussi une occasion pour moi d'en apprendre plus sur lui et sur cette...Milles Vérit..oh pardon, je veut dire Dame Jeanne.

Le revoilà et, alors que j'allais lui proposer de passer devant pour que je puisse protéger ses arrières, il me le propose de lui-même avec un rire.

De votre queue vous balayez derrière, de mon épée je rase l'avant. Duo de choc, le Fils d'un Dieu avec le jeune et fringant Jasper, futur dragon de renom. C'est peut-être là le début d'une belle collaboration. Je m'emporte vite, je le sais bien. Je suis un optimiste de naissance mon cher ami. J'aime voir le meilleur plutôt que le pire.

Sans le regarder, j'attends donc patiemment qu'il passe devant moi. Ce sera aussi une bonne occasion de le surveiller. Même si ses gestes sont bons, qui me dit que tout ceci n'est pas un piège ? Ce serait trop beau... <> Me dis-je avant de lui répondre.

J'allait vous le suggérer. Et vous faites erreur, je ne suis pas un futur dragon de renom et je ne le serait jamais. Je suis un simple être banal, comme vous. D'ailleurs, vous faites erreur en ne voyant que le meilleur, il faut toujours penser à tout, même au pire. Gardez-donc ceci en tête, cela vous sera peut-être utile pour ne pas vous retrouver dans une embuscade imprévue. En route, j'ai faim et, à vrai dire, je suis de plus en plus curieux quand à l'authenticité de ce que la plupart racontent à propos de ces lieux.


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MessageSujet: Re: L'humain des pins [Jasper & Vergil]   2019-01-09, 13:45

- L'humain des Pins -

C'est que tout cela me met en joie ! A croire que nous avons la même vision du monde, sauf que Jasper, lui, a une certaine prestance quand il s'adresse à moi. Pas que je ne sais pas jouer sur la finesse, non voyons, je suis Vergil de Benedictus après tout, mais je trouve dans ces mots que j'entends une certaine maîtrise du langage. Tout ça pour vous confesser encore une fois cette engouement que j'ai à l'idée de passer un peu de temps avec ce jeune dragon. Je me dis même que cette course au travers de la forêt n'a pas été bénéfique qu'à mes grosses guibolles, mais aussi à mon développement personnel. Je sens une nouvelle prise de conscience venir et ce n'est pas que mon narrateur qui le pense, mais moi aussi.

Rien que le fait de me demander de garder tout cela secret m'intrigue encore plus. Que vais-je bien pouvoir apprendre de lui ? Déjà, d'où vient-il ? Je ne suis pas bien renseigné sur l'espèce draconique, je ne sais qu'une chose : nous ne venons pas du même continent. Ne m'en voulez pas, j'ai tellement à apprendre que je ne peux pas me lancer sur tout les tableaux. Je suis certes un génie, mais je suis un génie aventurier. De ce fait, je pense à bien trop de choses en même temps pour pouvoir tout comprendre d'un coup. Néanmoins, je ne doute pas de mon Palais Trollesque Mental pour assimiler tout ce que notre cher Jasper me dira.


« Vergil de Benedictus n'a qu'une parole. Je tiens d'ailleurs à ce que tout cela reste entre nos bedaines respectives. J'aimerai que tout ce qui touche à ma Sainte reste entre nous. »

Oui, j'ai conscience que je vais devoir me faire bavard aussi. Je suis si important que je pense possible d'être assailli de questions concernant ma Mille Vérité. J'ai déjà assez de soucis à me faire quant à une liche psychopathe, ce n'est pas pour me rajouter davantage d'ennemis sur le dos. Je suis juste étonné tout de même en me rendant compte que notre ami a commencé à marcher. Oui, je suis si concentré que je ne remarque pas un tel spécimen lorsqu'il entame la marche que j'ai proposé. Pas grave, nous Paladin, nous sommes des sprinters, nous sommes efficaces sur les courtes distances.

J'emploie ma charge légendaire pour entamer une légère course jusqu'à mon nouvel ami. C'est en lui annonçant notre projet de voyage que je finis par le rattraper et lui passer devant. Je suis un peu essoufflé, mais je constate que mes derniers entraînements me permettent de moins cracher mes poumons qu'autrefois. C'est que mon voyage à Azshary a quelque peu détérioré mon organisme. L'alcool ce n'est pas vraiment bon pour le corps du consommateur.


« Nous sommes tous banals dans le fond. Si on me retire mon armure, ma Sainte et mon titre de Paladin je ne suis qu'un simple paysan en quête d'aventures. Pourtant, qu'on me retire les attributs qui sont les miens ou non, je n'en reste pas moins le fier Vergil de Benedictus qui se battra toujours pour ce qu'il pense être juste et bon. », je ris fort encore une fois pour détendre l'atmosphère. « De votre point de vue vous serez sans doute un simple Dragon combattant pour ses convictions, mais pour les autres vous pourriez être perçu tout autrement. »

Oui, je sais d'expérience que la réputation qu'on peut acquérir par les dires de certains peut être indépendante de notre personne. Cela peut nous tomber comme un coup de marteau dans la gueule. Maintenant que j'ai éclairci sa lanterne sur ce fait nous pouvons reprendre la marche. Franchement je n'ai pas pensé pouvoir parler de la sorte un jour. Je m'étonne de cette capacité que j'ai à me faire sérieux, même si je dois avouer que tout cela me fait fort mal à la tête. Ce n'est tellement pas dans mes habitudes que j'ai l'impression de torturer cette foutue cervelle qu'est la mienne. Mes méninges doivent sûrement encore être en rodage je pense, c'est pour ça, oui, même certain d'ailleurs.

J'en reviens rapidement au début de sa phrase. Oui, j'ai tendance à trop voir la lumière – aussi faible soit-elle – pouvant potentiellement habiter mon prochain. Je n'en reste pas moins conscient que par moment mon interlocuteur peut avoir bien des idées quant à la suite de nos discussions. La preuve en est que je suis tombé sur un sacré morceau à Azshary. Que dois-je donc répondre à cela ? Bonne question. Je ne sais pas si je peux répondre convenablement à ce genre d'arguments. Si je ne réponds pas à cette partie Jasper va très certainement pensé que j'ai compris son point de vue. C'est vrai dans le fond, juste que j'ai peur de me décrédibiliser en répondant.

Ah, mais oui ! Parlons donc de ce qu'il suggère si bien, c'est-à-dire le décor que nous parcourons. Il y a tellement à dire là aussi que je peux faire ma transition ainsi. Je suis tout de même bien fortiche pour trouver des solutions adaptées à mes problèmes. Quand est-ce que j'aurai ma couronne pour ce talent ? Jamais, je suis bien trop modeste pour accepter ce genre de récompenses. C'est d'une banalité ahah, ce n'est pas comme-ci que j'attendais une certaine reconnaissance chez certains dans ce pays.


« Faim vous dites ? Eh bien ça tombe très bien. Des Geomis sévissent dans les parages. De grosses araignées, pas très appétissantes je vous le concède, mais ça se mange très bien. Ainsi nous aurons aussi le temps d'admirer la beauté du paysage. », je pointe un pin au loin. « Durant notre petite chasse et sur la route pour le lac vous pourrez apercevoir que les premiers vents ont fait apparaître ce feuillage propre à nos pins. Ces forêts sont parcourues de mystères encore jamais résolus. Tout comme elles sont habitées par des sanctuaires aujourd'hui délaissés. Enfin, je me disperse encore… Juste pour confirmer qu'effectivement, elles méritent la réputation qui est la leur et que vous ne serez pas déçu. », oui n'oublions pas l'importance que le décor occupe dans cette histoire mes amis. « Mêler l'utile à l'agréable c'est ce que je préfère ahah ! Par ma Barbe que je suis heureux, j'en ai des frissons rien que d'en parler ! »

Oui, je suis très heureux. Je rencontre enfin un dragon, je converse avec, je vais pouvoir avoir des réponses et en plus nous allons improviser une petite chasse avant la baignade médicinale. Que de bonheur en moi, j'en ai chaud à la gueule à contrario de me taper un vent glacé en tête de gondole. Je me demande quelle tête il peut bien faire notre ami. Surtout que nous commençons à nous renfoncer de nouveau au travers de la faune et de la flore environnante. Je suis toujours aussi émerveillé devant la beauté de mon pays. Qui l'eut cru, je vais travailler tout en aidant mon prochain. Je suis vraiment quelqu'un d'avenant et de charitable.

Je garde mes questions pour plus tard car je tiens à me concentrer sur cette partie de chasse.


« Je garde donc mes questions pour le repas cher ami. Si vous constatez qu'il y a du mouvement n'hésitez pas à m'en faire part. Ces créatures auront écho de mon Marteau de la Justice, après il ne tiendra qu'à vous d'en faire votre dîner. », oui car je risque sans doute de n'en manger qu'une patte, pas plus. « Certaines sont vraiment grandes, mais du perchoir qu'être le vôtre vous les remarquerez aisément. Juste que leurs toiles peuvent nous saisir à n'importe quel instant de cette marche. Autant vous dire que ce n'est pas une partie de plaisir de s'en dépêtrer, je doute même en être capable. »

Ne pas oublier de poser la main sur le manche de mon arme. Je parle de danger et je ne suis même pas encore apprêté pour y faire face. Je manque réellement à mon devoir, on va penser que je ne suis qu'un guignole qui gesticule pour un rien. On doit faire forte impression encore une fois, doucement je sors donc Mille Vérité du fourreau avant de bien la tenir en main.

« Ah, j'allais oublier… Ma Sainte peut changer de forme, n'ayez donc pas peur de la voir revêtir la forme d'un Marteau. Dites-moi donc si vous apercevez une de ces créatures cher Dragon, de ma position je ne vois pas grand-chose… J'en oublie même de lever la tête ahah, elles sont si vicieuses qu'elles pourraient nous tomber sur le coin de la gueule ! »

J'avoue que ces saloperies rivalisent avec les Gobelins pour leur fourberie légendaire. Je me fais donc davantage vigilant, mes yeux arpentant le moindre recoin de ce que je peux voir d'où je suis. Surtout ne pas tomber dans une toile… c'est surtout ça la connerie à éviter dans le fond. Après je suis certes très fort, mais je ne suis pas encore un Dieu ahah.
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