Le prix de la gratuité [PV : Rosie]
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MessageSujet: Le prix de la gratuité [PV : Rosie]   2018-09-11, 18:48

Comme toujours campant dans la forêt de l'empire, Rexia se reposait et profitait du beau temps. Ses passe-temps avaient fortement diminué depuis de nombreuses années, surtout qu'ils étaient risqués pour les villageois, elle ne leur souhaitait pas de malheurs. Malgré tout, elle devait bien se rendre de temps en temps dans les villes pas loin de sa position afin de survivre avec leurs commerces. Même si certains la chassaient de chez eux, d'autres avaient pitié d'elle et lui offraient des invendus périssables comme du pain ou des fruits cabossés qui pourtant étaient bons malgré ça. Ainsi Rexia pouvait manger à sa faim régulièrement, bien que ce ne soit pas très équilibré, lui permettant de continuer sa longue existence. En guise de lit, tout ce qu'elle avait était un hamac, une simple toile de tissu accroché entre deux arbres par deux cordes, elle avait trouvé le matériel dans une ruelle. Comme ça elle dormait à l'abri des insectes, et sur quelque chose de confortable pour ne pas lui donner des courbatures à chaque fois. Au-dessus de ça, l'autre moitié du voile servait à rediriger la pluie vers le bas en pente, de simples pièces pour une habitation de fortune facile à transporter.

Cependant tout ça ne la protégeait pas d'attaques d'animaux, ou d'humains, rien ne le pouvait vraiment, même une maison en pierre pouvait ne pas être assez pour ça. Si en général Rexia évitait les problèmes en quittant rapidement le commerce des employés mécontents avant qu'ils n'appellent les autorités, d'autres pouvaient tout de même lui en vouloir. Alors qu'elle se reposait doucement à l'ombre, elle sentit la gravité la réveiller ainsi que la force centrifuge. Quelqu'un était en train de l'enfermer dans son hamac pour lui jouer un mauvais tour, sans qu'elle puisse se défendre autrement qu'en faisant le ver de terre à gigoter. La blague commençait à mal tourner puisque personne ne la remettait dans son état normal, en plus de la décrocher des arbres pour l'emmener. Apparemment elle s'était attiré des ennuis et on lui voulait du mal, mais ce n'était pourtant pas de sa faute si les catastrophes arrivaient, c'était son pouvoir qui les envoyait sans prévenir.

Ce n'est qu'une fois arrivée dans le campement des bandits qu'elle put de nouveau bouger et se défendre, mais des bandits la maintenaient allongée sur le sol, les bras dans le dos. Ils se mirent alors à lui enchaîner les poignets et les chevilles, laissant un minimum de mou pour qu'elle puisse marcher mais pas courir. Après qu'un bâillon vienne lui couper la parole brusquement, on la tira debout en tirant sur la chaîne de ses poignets. On lui mit également un collier comme si c'était un toutou, ainsi qu'une laisse en métal pour qu'on puisse facilement la balader un peu partout sans devoir la coller pour la transporter. Ainsi on la jeta avec d'autres esclaves du même sexe, toutes habillées de trois fois rien, des victimes potentielles de sa puissance céleste tout comme les bandits. Cependant par solidarité féminine, Rexia se refusait à laisser mourir ses compagnes de mauvaise fortune, alors que pour les autres, elle pourrait bien les regarder agoniser sans sourciller pour leur barbarie. Malheureusement pour le moment elle ne pouvait rien faire, sa force n'était pas grandiose, c'était à peine si elle survivait aux cataclysmes qu'elle provoquait par sa venue.

Une fois tout le monde prêt, les bandits commencèrent leur prochain voyage vers les terres de Dangshuan. De riches clients attendaient là-bas leur prochaine femme, leur prochain jouet, qu'ils pourraient traiter comme bon leur semblait, les casser si jamais ils en avaient envie, et en redemander. Apparemment c'était un commerce très sélectif et les bandits ne pouvaient pas se permettre de trop s'exposer, au risque de devoir fuir les autorités. Ainsi ce n'était pas rare qu'ils fassent de longs voyages pour arriver chez eux, quand les autres de la région étaient déjà satisfaits. Généralement il s'agissait de filles pauvres qu'on enlevait ou rachetait à prix modeste à des parents dans le besoin, et Rexia appartenait à la première catégorie, celle de la gratuité. Malgré tout, ils ne se rendaient pas compte qu'elle était dangereuse et qu'ils risquaient de le payer tôt ou tard. Par chance elle pouvait voyager gratuitement et dans un transport rapide, mais au prix d'un semblant de confort et de sa liberté.

Pendant le voyage, Rexia en profitait pour essayer de retenir leur visage pour plus tard les aider à rentrer chez eux. Elle aurait bien aimé leur donner ses économies pour leur permettre de vivre dignement un minimum, mais c'était à peine assez pour survivre, et les bandits les avaient prises en la capturant. Dans tous les cas, elle avait bien l'intention de sortir de là, même si elle devait grignoter les menottes de ses chevilles. Enlever son bâillon n'était pas difficile, mais il fallait le faire seulement si elle était sûre de pouvoir appeler un aide efficace et qu'on l'entendrait.

De nombreuses journées plus tard, nourries au pain sec et à l'eau trouble, les esclaves arrivèrent à bon port. Certains clients réguliers attendaient déjà leur prochaine marchandise, ils avaient hâte de la recevoir car ils avaient fort apprécié la précédente. De leur côté, les bandits se faisaient une joie et recevoir autant d'argent pour des vies humaines qui n'avaient pas de prix en temps normal. Pour les plus chanceuses, elles finissaient domestiques, pour les moins, c'était esclave sexuelle, rapidement brisées pour servir de relation principale ou secondaire. Les besoins variaient beaucoup, mais tant que les clients payaient le prix, ils en obtenaient de bonne qualité, des esclaves en bonne santé, sans maladie ni cicatrices. Il ne restait plus qu'à savoir si elle arriverait à adoucir assez son nouveau propriétaire pour le convaincre de la détacher et lui permettre de s'enfuir. Pour celles qui seraient vendues d'ici là, elle ne pouvait rien promettre, mais pour celles qui étaient encore avec les marchands, elle était certaine de trouver le courage de les délivrer, si elle en avait un jour l'occasion.


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