Par une ruse, une autre ruse se rompt | Vanadis
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MessageSujet: Par une ruse, une autre ruse se rompt | Vanadis   2018-08-05, 11:20

Le voyage était enfin terminé alors que tu déposais une nouvelle patte dans le sable. Tu venais de pénétrer sur le vaste territoire du Reike, là ou l'air brûlait les poumons et que la végétation avait fait place à un paysage recouvert de sable. Épuisé, tu t'étais laissé dans le sable, brûlant encore tes cousinent. Dans un soupire, tu t'étais finalement dégagé de la chariote que tu transportais, cette dernière tombant alors dans un bruit de verre qui s'entrechoquait.

Tu avais quitté Eldary et pendant des jours, tu avais continué d'avancer par délà les divers paysages qu'ils t'étaient parvenue à voir. Isamashi était la destination que tu t'étais imposé. En une dizaine d'années, tu n'y avais jamais mis une patte. En effet, la dernière fois que tu avais été à Reike, cela avait été pour parvenir à la capitale. Tu te souvenais justement du climat, que tu avais du mal à supporter. Il y avait bien de la végétation du côté des champs et des habitations mais, les endroits les plus reculés et plus calmes n'étaient que du sable.

Tu commençais d'ailleurs à avoir affreusement chaud. Ta fourrure était bien trop épaisse. Le soleil haut dans le ciel, ton pelage aurait eu été brin mais, sur le vaste territoire du Reike, celui-ci était couleur or, semblable à tes iris naturels. Ainsi, tu ressemblais à un véritable Kyubi, ce que tes 4 queues trahissaient finalement.

Les yeux désormais clos, tu t'endormis avant d'être réveillé par la soif. La langue extirpée de sa demeure, tu avais contourné ton chariot, relevant la bâche couvrant les divers produits que tu m'étais Réposé, tu déposas ta sacoche double sur ta croupe, la fixant avec une sangle que tu tiras du côté droit, celle du côté gauche servant à la déseré.

Par la suite, tu pris une petite gourde que tu fis tomber au sol. Bloquant cette dernière avec tes pattes, tu pris le bouchon en liège dans ta gueule avant de l'envoyé valser à travers le sable. Le goulot en gueule, tu avais relevé la tête jusuqu'à que le liquide chaud rentre en contact avec tes papilles desséchées. Suite à cela, tu refermas la bâche, reprenant et ta possession la chariote, la tirant encore et encore.

Dans la nuit, tu t'étais arrêté et avais plongé dans le sable encore chaud pour affronter le froid de l'obscurité. Au petit matin, tu avais repris chemin jusqu'à pénétrer les portes d'Isamashi. Les marchands commençaient justement à s'installer et prenant place tout comme eux, tu soupiras d'aises.

Retirant la bâche de ta charlotte, celle-ci était petite mais, grâce à un mécanisme que tu avais invité toi-même, il suffisait de cliquer sur un bouton pour que celle-ci s, laissant paraître deux magnifiques étalages de produit des deux côtés, tu étais petit et prenais de la place, c'était le cas de le dire.

À droite il avait divers Talisman, a gauche des potions et divers produits médicinaux puis au centre, du tabac. À l'arrière étaient plutôt rangés bon nombre de tes accessoires mais la principale était dans ta sacoche double. Ouvrant celle-ci du museau, tu pris en ta possession cette fameuse pipe, l'allumant avec une minuscule boule de feu qui brûla directement le tabac. La fumer s'envolant, une douce odeur de plante venant de l'empire d'Azshary parfumant ton museau blanc.

Le temps d'installer correctement ton étalage où les premiers habitants firent leur apparition. Ils étaient avant tout ici pour acheter de la nourriture mais, de métier, tu savais que personne ne pouvait ignorer un nouveau marchand, surtout quand celui-ci était un petit renard... les premiers à te cibler étaient des enfants mais, les adultes te repererais bien plus tard.

_Monsieur, Mesdames ! Vous n'avez jamais rien vue de pareil ! Talismans en tous genres, potions médicinales ! Mon commerce n'a jamais déçu qui que ce soit ! La première phrase d'approche était lancée, qui viendraient donc à ton stand ?


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MessageSujet: Re: Par une ruse, une autre ruse se rompt | Vanadis   2018-08-05, 16:51

 
Un jour de permission

Loin dans les plaines désertiques de Reike, se profilait une ville au nom unique en ce monde. Isamashi, ville servant à la fois de plateforme commerciale mais aussi de centre de formation. Cette cité aux allures d’oasis compte parmi ses rangs la célèbre Isa. Et récemment sous un ciel sombre comme jamais ce ne fut le cas plusieurs auparavant. Un groupe d’individu comme à chaque trimestre venait d’être intégré à la formation de l’école militaire.

Les épreuves pour rentrer dans ce prestigieux établissement avait été d’une rare difficulté. Mais parmi les meilleures recrues, se trouvait Vanadis la destructrice, la première valkyrie ou encore le démon aux mille visages. Si pendant la Guerre Divine sa gloire était grande, aujourd’hui elle appartient ou limbes de la mémoire de chacun. Très peu de gens pourraient la reconnaitre et encore moins se souvenir des actes guerriers qu’elle avait mené.
Dans une tenue légère et presque réglementaire vis-à-vis de l’uniforme des recrues, Vanadis rejoignait la ville depuis le centre de formation. Il ne lui avait fallu que très peu de temps avant de n’atteindre les premiers faubourgs de la cité. La vie abondante marquait un contraste net avec le désert. L’un avait l’incroyable chance de bénéficier d’eau alors que l’autre non.
L’eau émanant du sol venait remplir les rares fontaines et abreuver les champs et maisons de tous. On pouvait même distinguer plusieurs établissements étant comme des douches collectives pour le peuple ou encore simplement des bassins dont la vocation était de simplement hydrater les passants.

Sur la façade du mur Sud de la ville se trouvait une porte par laquelle affluaient tous les marchands en provenance de la capitale. La vie était paisible, simple et monotone en ces lieux. Tout pour déplaire à Vanadis et pourtant elle n’aillait pas regretter sa journée de permission. Car au lendemain des épreuves d’admission, les officiers avaient laissé trois jours de libre à chacun des admis. Les autres eux se devaient de passer des rattrapages ou bien d’abandonner toute idée de rejoindre els puissants guerriers de Reike.

Se désaltérant à l’un des nombreux bassins, Vanadis était curieuse d’en apprendre plus sur la ville.  Avec l’idée que cela pourrait lui servir un jour, elle parcourait les rues qui attiraient sa curiosité. Le sourire aux lèvres, elle n’avait guère envie de destruction à cette heure-ci. Qui plus est cela aurait été catastrophique pour elle si elle venait à prendre le contrôle d’elle-même. Sa passion étant d’une fervente attention au chaos.  
Les gens autour d’elle se retournaient prêtant alors une grande attention à belle femme. Outre sa chevelure blanche dont la rareté pouvait lui attirer des attentions particulières de la part des brigands, notamment celle des marchands d’esclaves.  Sa peau était blanche sans jamais bronzer sous le Soleil qui s’évertuait à calciner chacun des habitants de la ville.  Telle une rose blanche au centre de ténèbres, la blanche lumière de sa clarté éloignait et attirait les ombres de ce monde.  Mais ce n’était pas vraiment pour cette unique raison que les regards se portaient sur elle. En effet la chose la plus singulière était son énorme hallebarde, que malgré ses bras minces comme du papier elle portait sur d’un bras en laissant le manche de l’arme se reposer sur l’une de ses épaules. Bien que peu soucieuse de son entourage, elle ne tenait pas à ce que son arme se salisse au contact de la plèbe.

Après une heure puis deux à se promener par-ci par-là, l’ennui commençait à se manifester au sein de son esprit à la lumière vacillante. Il était grand temps pour elle de trouver une source de distraction ou bien elle allait vraiment finir par perdre son contrôle.
Alors que son âme l’implorait du sang et la destruction, sa curiosité vint à se porter sur le quartier de marchands. Là-bas il était possible d’y trouver des objets dont les origines pouvaient être infinies. Une main au repos sur son grimoire et l’autre sur l’arme, elle empruntait les rues que certains passants lui avaient indiqué.  Rapidement le dédale qu’était la ville devint un obstacle plus que franchissable. En moins d’une dizaine de minutes, elle venait de rejoindre l’entrée des rues marchandes. Certaines boutiques se trouvaient aussi bien sous terre que dans de grands bâtiments. Il fallait aussi compter sur la place, qui avait en son centre l’une des fontaines avec les plus belles décorations.
Rapidement sa soif se calmait, sa curiosité était presque satisfaite. Sur cette place on y trouvait des étales locales, mais aussi celles des autres marchands. Les raretés de ces derniers attiraient les enfants comme les adultes.
Mais un attroupement curieux vint à monopoliser toute l’attention de Vanadis. En effet, un peu plus non loin de la fontaine. Un groupe de bonne gens se regroupait autour d’un des marchands. On pouvait y compter des enfants comme des adultes, des riches et des pauvres.  Bien qu’elle entendît quelques propos, la jeune démone cherchait à se rapprocher pour en apprendre davantage. Aussitôt elle pouvait distinguer quelques mots sortant de la bouche de certaines personnes autour de l’étale.

Marchand 1 : Il est inadmissible qu’une piètre marchande comme vous puisse s’octroyer une telle place sur le marché. Les étales autour de la fontaine principale se doivent d’appartenir à ceux qui proposent de vrais produits.

Marchand 2 : Si vous ne partez pas, moi je m’occupe d’aller avertir les autorités compétentes.

Face à de tel propos, il était impossible pour la jeune fille de ne pas intervenir. C’était après tout une occasion de pouvoir taper sur des gens. Plus qu’une occasion il s’agissait même d’une opportunité pour la démone. Sa main gauche serrant d’autant plus le manche de la hallebarde, elle approchait les pourritures qui se voulaient marchands.  Avançant en sautillement légèrement, elle venait à poser sa main sur l’une des épaules d’un des marchands. Un grand sourire aux lèvres et d’une voix au ton presque suave elle s’adressait aux marchands.  

Vanadis : Et bien … pourquoi agitez-vous la queue à cette heure-ci de la journée. Vous en êtes venus à me gâcher ma permission. Alors j’écoute !

Marchand 1 : Et de quoi je me mêle ma ptite demoiselle. Vous feriez mieux de retourner au bordel avant qu’on ne vous attrape à bailler aux corneilles.

Les yeux du marchand scrutant la silhouette de l’insolente fille, ils n’allaient pas tarder à se fixait sur l’énorme hallebarde. A la vue de l’arme son rythme cardiaque accélérait légèrement laissant paraitre une certaine panique. Rapidement le professionnel qu’il était parvenait à reprendre son calme. Il se savait en sécurité dans la ville, il commençait alors à analyser les propos de la fille.
Rapidement il était clair qu’elle n’était pas une catin d’un des nombreux bordels, mais une guerrière. Le mot permission était venu la trahir, le marchand avait comme un sentiment de soulagement.

Marchand1 :  A vous êtes de l’armée. Parfait, parfait. Voyez-vous ce renard ! Et bien il se trouve que la bête occupe un emplacement de prestige, emplacement que j’ai pour habitude de prendre. En outre bien qu’elle n’ait pas d’autorisation, ses produits ne sont pas également dignes d’être vendus ici même. Alors je vous demande de bien vouloir l’expulser après tout c’est votre métier. Et puis je vous donnerai un petit quelque chose.

Vanadis haussait un sourcil, si la proposition de gagner un peu d’or était intéressante, les propos du marchand lui avait fait prendre rapidement sa décision.

Vanadis : Le mécréant que vous êtes ne sait-il pas résoudre cet incident par l’éloquence ? Ou bien votre misérable carcasse n’est plus à même de s’adresser aux gens avec une certaine courtoisie. Je doute même que vos produits soient d’une qualité supérieure si vous parlez à vos clients comme vous l’avez fait avec moi.  Allons bon ….
Marquant une courte pause, elle planta légèrement son arme dans le sol. Fissurant et brisant le pavé sur lequel l’arme se planta. Un sourire apparaissait alors sur le visage de la démone, laissant apparaitre sa folie aux marchands. Mais elle venait juste de réaliser que le marchand venait de parler d’un renard. Alors ses yeux fixaient le fameux renard, petit et étrange. L’être avait la particularité de posséder quatre queues, il était évident qu’il s’agissait là d’une bête magique.

Vanadis : Et bien n’avez-vous pas des affaires à faire tourner ou bien voulez-vous vraiment que je m’affaire la tâche.  

Après son propos, elle posait son regard sur le renard lui exprimant un faible sourire. Il n’y avait aucune gentillesse ou quoi ce soit du genre dans son acte. Elle espérait simplement que le marchand allait se rebeller, bien qu’il semblât prompt à s’en aller. Les gens qui avaient cherché des poux au renard s’en allaient rapidement.
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MessageSujet: Re: Par une ruse, une autre ruse se rompt | Vanadis   2018-08-05, 18:26

La phrase d'approche de lancé, de premier plébéien vint à caresser ton stand des yeux. Certains semblaient s'y connaître et d'autres préféraient y jeter un coup d’œil avant de s'en aller. Plusieurs enfants s'étaient approchés de toi, te montrant du doigt à leurs géniteurs. Tu les observais, une nouvelle vague de fumée s’élevant au-dessus de ton stand.

Ton premier client fut une vieille femme accompagnée de son petit-fils. Tout en serrant la main du tout petit, la vieille femme commença à t'expliquer le souci qu'avait l'enfant de son fils et, à quel point l'un de mes produits lui serait d'une grande aide - en effet, depuis la mort de son père, le garçon semblait avoir beaucoup de difficulté à s'endormir. Tes yeux d'un jaune d'or devinrent d'une couleur verte. Alors que tu hochais la tête positivement, tu pris dans ta gueule une petite fiole ainsi qu'un talisman, les déposant dans les mains d'une vieille femme.

_Collez le talisman au-dessus de sa couche puis mettez une goûte de ce liquide dans son breuvage chaque jour avant qu'il rejoigne les bras de Morphée. Expliquas-tu à la vieille femme, celle-ci serrant les produits contre sa poitrine avant de hocher la tête positivement.

Te remerciant comme il se devait, la vieille femme te tendit alors de l'argent. D'un signe de tête, tu lui indiquas de poser les diverses pièces dans la pochette droite de ta sacoche double, encore sur ta croupe. D'un bruit familier, les pièces s’entrechoquèrent entres elles alors que la vieille femme satisfaite disparue dans la foule. La matinée semblait commencer à merveille, mais rapidement, tu te demandas ce que pouvais être ce raffut à l’extrémité de ton stand. Prenant de l'ampleur en grimpant sur l'un de tes étalages telle un chat, plusieurs hommes vinrent à ta rencontre.

Marchand 1 : Il est inadmissible qu’une piètre marchande comme vous puisse s’octroyer une telle place sur le marché. Les étales autour de la fontaine principale se doivent d’appartenir à ceux qui proposent de vrais produits.

Marchand 2 : Si vous ne partez pas, moi je m’occupe d’aller avertir les autorités compétentes.

Fronçant les sourcils, tu te mis à observer les deux marchands face à toi. Mais pour qui se prenaient-ils ? Restant pourtant calme, tu t'apprêtais à leur répondre de la façon la plus diplomate, cependant... une jeune femme à la chevelure blanche fit son apparition, déposant l'une de ses mains sur l'épaule du mécréant.

Vanadis : Et bien … pourquoi agitez-vous la queue à cette heure-ci de la journée. Vous en êtes venus à me gâcher ma permission. Alors j’écoute !

Marchand 1 :
Et de quoi je me mêle ma petite demoiselle. Vous feriez mieux de retourner au bordel avant qu’on ne vous attrape à bailler aux corneilles.

Te couchant grossièrement, tu déposas ton museau contre l'une de tes pattes en observant le spectacle en souriant. La jeune femme à la chevelure d'hiver ne ressemblait en rien à une ribaude au contraire, son hallebarde montrant d'elle qu'elle était bien plus qu'une simple femme à tenir une chaumière ainsi qu'à porter un enfant à ses seins. Tu avais beaucoup voyagé, tu avais fait le tour de Sekai no Tenchi et tu savais reconnaître les personnes à leurs justes valeurs.

Marchand 1 :  A vous êtes de l’armée. Parfait, parfait. Voyez-vous ce renard ! Et bien il se trouve que la bête occupe un emplacement de prestige, emplacement que j’ai pour habitude de prendre. En outre bien qu’elle n’ait pas d’autorisation, ses produits ne sont pas également dignes d’être vendus ici même. Alors je vous demande de bien vouloir l’expulser après tout c’est votre métier. Et puis je vous donnerai un petit quelque chose.

Vanadis : Le mécréant que vous êtes ne sait-il pas résoudre cet incident par l’éloquence ? Ou bien votre misérable carcasse n’est plus à même de s’adresser aux gens avec une certaine courtoisie. Je doute même que vos produits soient d’une qualité supérieure si vous parlez à vos clients comme vous l’avez fait avec moi.  Allons bon ….

Tu aimais le calme plus que tout mais, les petites personnes ne semblaient pas vouloir fermer leurs clapets. Dans un soupiré, tu laissais ta pipe de côté, te redressant en laissant tes quatre queues danser au rythme de la brise matinale. L'écran voulait ainsi acheter la jeune femme. Tu te mis à sourire, voyant la hallebarde laisser contre le sol une bien belle marque.

Vanadis : Et bien n’avez-vous pas des affaires à faire tourner ou bien voulez-vous vraiment que je m’affaire la tâche.  

Suite à ses paroles ainsi que le sourire que la jeune femme t'avait attribué, tu descendis de ton étalage, venant face au premier marchand. T'asseyant devant lui, tu te mis à sourire à ton tour, tes yeux doré devenant vert une nouvelle fois.

_Eh bien, je n'attendais pas d'avoir autant de succès après de vous. Vous dites que cette place n'est pas digne de moi . Serait-elle plutôt digne de vous. Je ne vois pourtant aucun nom... à moins que vous me preniez pour un idiot ? Voyons mon bon monsieur, pourquoi autant de disgrâces ? Soudoyer une femme... Ne pouvez-vous donc pas vous occuper de moi par vous-même ? Êtes-vous civilisé, le doute me prend de court... Mais, je serais curieux de savoir ce que propose votre étalage... a moins que vous préféreriez implorer madame de vous débarrasser du méchant petit renard qui empiète sur votre territoire ?


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MessageSujet: Re: Par une ruse, une autre ruse se rompt | Vanadis   2018-08-05, 21:18

 
Un jour de permission

Alors qu’elle venait tout juste de balancer une sorte d’ultimatum au marchand. Son air enthousiaste s’estompa rapidement lorsqu’elle pouvait voir l’ignoble personnage s’en aller. En son fort intérieur la déception était si grande, elle qui se faisait une joie d’offrir une bonne correction à l’agitateur. Sa main continuait de serrer son arme presque au point de la tordre. Se mordant les lèvres, elle observait le marchand s’éloigner. Quand soudainement le renard se décidait à descendre de carriole remplie de marchandises.

Ses mots étaient durs et arrogants, mais non moins pas vrai. La justesse des propos allait jusqu’à cibler et perforer l’égo du marchand. Sans se retourner il continuer son chemin, mais un long râlement sortait de sa bouche. Sans aucun doute qu’il n’allait pas en rester là.
Le reste de la foule se dispersait, il ne restait plus que quelques curieux avides d’assouvir la curiosité qu’ils éprouvaient vis-à-vis du petit renard. Vanadis n’avait pas manqué d’observer le changement de couleur des yeux du petit animal. Il serait fort intéressant d’en apprendre plus à son sujet de plus cela permettrait de passer le temps.  

Tout d’abord le regard de la démone se posait sur les marchandises du petit renard à la toison d’or. Lâchant prise sur son arme elle pouvait remarquer que l’arme était capable de tenir d’elle-même debout. Peut-être avait-elle un peu trop abusé sur sa force. Elle remarquait tout d’abord les étranges choses que le renard avait appelé talisman. Le but et l’origine de ces bouts de papiers restait encore inconnu, mais pour remédier à ce mystère il suffisait simplement de questionner la bête à quatre queues.

Les grands yeux rouges fixaient intensément la partie médicinale. En effet on pouvait y retrouver de nombreuses potions et divers autres produits. Si cela attisait l’intérêt de la démone pour le renard, il n’était là question que d’intérêts. En effet les avantages étaient multiples en ce qui concernait le domaine médical. Incapable pour le moment de retrouver sa gloire d’antan ainsi que sa puissance, Vanadis se sentait vulnérable. Un brin d’air pouvait suffire à la faire vaciller.

Alors qu’elle imaginait les différents effets que pouvaient avoir les herbes et produits en fonction de la couleur. Et regardait un peu plus au centre de l’étalage, là s’y trouvait du tabac. Produit de luxe qui selon les rumeurs permettait de détendre aussi bien le corps que l’esprit.
Il serait intéressant pour elle d’en avoir, car même si cela n’était forcément pour son propre usage. Elle pourrait éventuellement s’en servir afin d’amadouer les gens de son régiment ainsi que ses supérieurs.
Finalement la chose qui rendait à chaque instant d’autant plus curieuse Vanadis restait le renard. Ce petit être mystique dont le mystère se devait d’être éclairci.

Portant un regard presque gentil la belle démone se mordait une fois puis deux fois la langue avant de parler. Sa voix restait assez éloquente bien qu’un accent vînt se poser sur ses mots. Dans un autre monde certains pourraient jurer d’entendre l’accent du Kansai. Bien que délicats ses mots avançassent avec une grande hésitation.

Vanadis :  Et bien … comment dire … monsieur madame le renard. Il me sera fort d’agréable de connaitre votre nom afin de mieux vous questionner et vous apprécier. Aussi ai-je un intérêt certain pour quelques-uns de vos produits, mais aussi par rapport à votre nature.

A cela il ne lui restait plus que d’attendre des réponses. Un léger courant d’air venait balayer le poil du renard et la chevelure de la démone. L’uniforme flottant au vent durant un bref instant il avait été possible bien que furtivement d’apercevoir le sous-vêtement de Vanadis.

De ses deux mains elle rattrapait sa jupe, fort heureusement nul n’avait pu voir en-dessous. Nul n’était peut-être pas le mot. En effet, le petit renard déjà avantagé par sa petite taille avait pu avoir le malin plaisir d’en observer rapidement les dessous de la démone. Non pas qu’ils soient d’une quelconque fantaisie cela restait avant tout une zone qu’elle n’accordait à personne.
Mais la pudeur de la démone étant presque absente elle se moquait royalement de ce qu’avait pu entre-apercevoir le marchand mystique. La fumée du tabac portait au nez de Vanadis, l’odeur n’était pas forcément pour lui déplaire. Qui plus est il allait lui falloir s’habituer à cela. Après tout, la majorité des officiers avaient bien une pipe.

Finalement elle posa l’un de ses doigts sur sa bouche en guise de réflexion. Elle se demandait ce qui pouvait lui être le plus utile. Était-ce la potion ou bien les talismans ou encore le tabac ? Elle se décidait à parler sérieusement au renard afin de mieux comprendre ce qu’elle regardait.

Vanadis : Et bien veuillez m’excuser, mais je suis curieuse d’en apprendre davantage en ce qui concerne vos produits. Non pas spécifiquement l’un des produits, mais plutôt l’ensemble. Par exemple quelles sont les propriétés des talismans ou des potions ? Votre tabac a-t-il un arôme ?  Enfin ce sont des questions comme ceci qui viennent me hanter.

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MessageSujet: Re: Par une ruse, une autre ruse se rompt | Vanadis   2018-08-06, 09:01

Bafouant l'homme jusqu'à ses derniers retranchements, ce dernier ne se retourna cependant pas, provoquant en toi une grande déception. Naturellement, tes pupilles vinrent à recouvrir leurs couleurs originelles. Le calme était revenu sur la place du marché, les plébéiens curieux étaient retournés à leurs achats matinaux. Dans un soupir d'aise, tu repris ta place sur un tapis de fourrure que tu avais installé au sol, ainsi, reprenant ta pipe en bouche, tu aspiras une nouvelle bouffée embrasant tes poumons.

La fumer guidée par la brise matinale, tu te rendis alors compte que la jeune femme à la chevelure hivernale était toujours là, ses yeux couleur sang posée sur ta marchandise. Dans un lointain passé, tu pouvais entendre la voix d'une jeune fille, elle se ressemblait tellement... Était-ce dû à leurs visages ou bien la couleur de leurs cheveux si particulière ? Tes iris devenant bleus, tu baissas le museau jusqu'à regarder tes propres pattes.

Vanadis : Et bien … comment dire … Monsieur madame le renard. Il me sera fort d’agréable de connaître votre nom afin de mieux vous questionner et vous apprécier. Aussi ai-je un intérêt certain pour quelques-uns de vos produits, mais aussi par rapport à votre nature.

Les paroles de la jeune femme te sortant de ton amertume, tes iris azur devinrent une nouvelle fois couleur d'or. Tes oreilles écrasées sur le haut de crâne se redressant, à l'écoute. Te redressant, tu laissas tes queues danser avec la brise alors que tu plongeas tes yeux dans ceux de la jeune femme.

_Je me nomme Syun'Hi, mais, à qui ai-je donc affaire ? Prononças-tu avant de reprendre, ta voix tout aussi perturbante que ton sexe. Mes produits dits vous ? Ils non rien de particulier, ne serait-ce là point une ruse bipède à l'encontre des créatures de mon espèce ? Vous l'avez remarqué n'est ce pas... Je ne suis pas un simple renard, est-ce cela qui captive avant tout votre attention ?

Le vent se levant une nouvelle fois, ce dernier mit une nouvelle fois la jeune femme dans une situation quelque peu gênante. Loin d'être porté sur l'amour, tu t'étais contenté de rester neutre envers la bipède. Tu avais embrassé une femme une fois, celle-ci avait péri sous tes crocs...

Prenant une nouvelle bouffer de tabac, tu laissas celle-ci s'envoler au visage de la jeune femme mais, rien ne semblait pourtant la sortir de sa réflexion, était-elle réellement intéressée par les produits que tu proposais sur ton étalage ?

Vanadis : Et bien veuillez m’excuser, mais je suis curieuse d’en apprendre davantage en ce qui concerne vos produits. Non pas spécifiquement l’un des produits, mais plutôt l’ensemble. Par exemple quelles sont les propriétés des talismans ou des potions ? Votre tabac a-t-il un arôme ? Enfin ce sont des questions comme ceci qui viennent me hanter.

_Vous apprendrez très chère, que mes produits sont les meilleurs du pays et loin de moi, je ne pourrais mentir à ce sujet. Les talismans ont diverses propriétés... du plus simple; repoussant les cauchemars - au puissant; Annihilantes certaines magies. Beaucoup de Talisman sont complexe d'utilisation et demande de l’expérience. Les potions diverses elles aussi... remède contre certains poissons, lait de pavot, et j'en passe... Mon tabac quant à lui, viens de tous les royaumes, du tabac le plus simple à celui qui a été parfumée d'arôme de fruit ou bien de fleur, essayer par vous-même.

Attrapant ta pipe, tu l'as déposa dans les mains de la jeune femme avant de reculer

_Ce Tabac-là vient d'Azshary, et sans vous mentir, ce dernier et l'un des meilleurs... une pure qualité... Quelques choses vous intéresse-t-il finalement ? Je vois que vous êtes de l'armée, du moins je le présume... mère nature est bien meilleure compagnie quand on vois la puanteur des villes bipèdes... Je suis certain que des potions vous seraient d'une grande utilité... ainsi que ce tabac que tout le monde s'arrache, celui qui apaise.


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MessageSujet: Re: Par une ruse, une autre ruse se rompt | Vanadis   2018-08-06, 22:32

Un jour de permission

Le marché devenait de plus en plus bruyant. Visiblement il s’agissait d’une heure à laquelle beaucoup de gens venaient acheter leur repas du soir. La vague d’individus inondait chaque étale de tout son dévolu. Vanadis comprenait alors l’importance des quartiers marchands de la cité. Place importante dans la vie sociale, économique et même culturelle de ses habitants. Si dans les petits villages la place du marché représentait son lien avec le reste de la nation et sa jonction avec la ville la plus proche.

A Isamashi, les marchands s’activaient dès l’aube en grouillant sur les différentes places sur lesquelles ils pouvaient se poser. Tout en déballant leurs marchandises ils choisissaient la meilleure stratégie en ce qui concernait la présentation des divers produits. Là pour les vendeurs il n’était question que de stratégie, tous les coups étaient permis pour faire du profit. C’était là presque une guerre de l’ombre d’ordre commerciale qui se menait. Les passant yeux n’y voyait rien de tout cela. Rien que cela suffisait à Vanadis, cette analyse lui serait peut-être utile un jour non.

Le jeune renard qui portait l’étrange nom de Syun’Hi et qui fascinait les habitants d’Isamashi. Un peu plus loin sur la route menant vers les portes au Sud, se trouvait une petite auberge à la célèbre réputation dans toute la cité. La curiosité de la démone à l’égard du marchand faisait que cela pouvait la pousser à l’inviter autour d’un repas.
Après rien de mieux qu’une bonne pense bien remplie pour discuter convenablement avec autrui. L’auberge datait d’il y a fort longtemps, avant même que la cité ne soit une cité. Durant l’époque où Isamashi n’était qu’un simple village, l’auberge avait déjà acquise une excellente réputation auprès des nombreux voyageurs qui passaient par là. Si bien que de nos jours les prix qu’elle fixait, n’étaient plus à la portée de tous.
Un tel geste était la preuve d’une sincère d’un réel investissement. Néanmoins faute de moyens et d’une quelconque once de gentillesse. Vanadis ne comptait point inviter le renard qui pourtant semblait fort sympathique. Malgré ses diverses questions et explications, Vanadis ne daignait pas répondre au renard.

Au lieu de ça elle observait toujours et encore les produits de son choix, ce dernier qui semblait plus se porter sur le tabac. Du coin de l’œil elle gardait en vision l’ignoble marchand, ce dernier qui semblait parler à un inconnu sans nom.

Peut-être était-ce un homme d’affaire bien que ce dernier semblât plus appartenir à la catégorie des pauvres et mendiants. Néanmoins le marchand lui offrait une petite sacoche contenant sans aucun doute des pièces d’or.
Rapidement le groupe se séparait en deux laissant Vanadis se reposer de son observation et se reconcentrer quelques instants. Puis le renard vint à nouveau lui parler. Alors que sans s’en rendre compte elle lui avait posé une ou plusieurs questions.
Ainsi elle se décidait à acheter un peu de tabac qu’elle offrirait à des officiers afin de gravir un brin plus rapidement en grade.

Vanadis : Et Syun’Hi je vous remercie pour les diverses informations que vous avez sues me fournir en gardant la clarté des eaux calmes. A présent il me serait fort agréable de vous acheter une moindre quantité de votre doux tabac. Le meilleur de votre choix fera parfaitement l’affaire du moment que cela satisfaisant à l’âme de mes supérieurs. Tenez voici les pièces nécessaires à la transaction.

Offrant de bon gré ses rares pièces, la première valkyrie tendait son autre main pour saisir le bien acheté. Sur ces mots elle comptait s’en aller. Car sa curiosité à l’égard de la bête était partie à l’instant où elle avait remarqué la transaction douteuse du marchand.

Vanadis : Très bien je vous remerciant pleinement de votre attention à mon égard ainsi que du temps dont je n’ai que trop profité. Je vous serai reconnaissant d’autant plus lorsque je verrai le sourire de mes supérieurs. L’âme plus légère, ils devraient être plus enclins à me céder une promotion à la fin de ma formation. Sur ce point je vous souhaite une agréable journée, sans compter elle avait sans aucun doute donné plus d’or qu’il n’en fallait.

Le tabac en poche, la démone reprenait en main son arme monstrueusement lourde. Repartant aussi vite qu’elle était venue, elle cherchait la fameuse personne à qui le marchand avait fourni un petit sac. Aussi au milieu des nombreux visages sont seul désir restait celui de retrouver la fameuse personne.
Ce n’est qu’en parcourant l’une des rues qui entouraient la place centrale que Vanadis parvint à apercevoir le personnage. Cherchant par n’importe quel moyen à le rejoindre, la foule ne cessait de la ralentir. De plus l’étrange personne qu’elle poursuivait semblait se laisser poursuivre.
Rapidement elle le rattrapait à un tournent dans une ruelle déserte. En observant les lieux rien ne semblait visible, il n’y a pas plus de passants que de bruits dans ce lieu désert. Quand de manière brutale et improbable une ombre apparaissait de manière soudaine. Plantant un couteau non loin des reins de la fille sans pour autant toucher un organe ou un point vital. L’agresseur s’en allait aussi vite qu’il avait porté son coup.

Du sang s’échappait de manière abondante du corps de la jeune femme. Les pavés d’argile s’abreuvaient du liquide précieux et pourtant si toxique. La hallebarde tombant sur le sol, le vacarme bien que monstrueux ne semblait attirer personne pour venir au secours de la jeune femme. La blessure n’était pas si vilaine que ça, cependant il lui fallait vite appliquer un bandage ou alors se régénérer.

Cette attaque ne faisait que renforcer le sentiment de haine qu’avait l’être démoniaque envers les mortels. Et bien qu’elle n’appréciât guère les dieux, son attitude envers les mortels s’en rapprochait de plus en plus.

Finalement elle comptait bien survivre et surmonter les épreuves qui s’annonçait pour sa formation militaire. Le ciel devenait quelque peu sombre à sa grande surprise. Une pluie s’annonçait ce qui dans le désert était atrocement rare et devenait une bonne nouvelle.


Une chose était certaine, Vanadis comptait bien se venger du mécréant et du marchand.

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MessageSujet: Re: Par une ruse, une autre ruse se rompt | Vanadis   2018-08-12, 10:57

Tes mots avaient sans doute touché la jeune femme car, immédiatement cette dernière se mise à regarder les divers tabacs que tu possédais. Divers arômes, de diverses régions - chaque tabac en ta possession était unique, façonner de tes mains délicates.

Vanadis : Et Syun’Hi je vous remercie pour les diverses informations que vous avez sues me fournir en gardant la clarté des eaux calmes. A présent il me serait fort agréable de vous acheter une moindre quantité de votre doux tabac. Le meilleur de votre choix fera parfaitement l’affaire du moment que cela satisfaisant à l’âme de mes supérieurs. Tenez voici les pièces nécessaires à la transaction.

D'un hochement de tête, tu avais approché ton arrière-train vers la jeune femme en lui présentant la pochette où tombèrent comme les autres les pièces d'or. Grimpant sur ton étalage, tu pris alors quatre paquets de tabac, les meilleurs de chaque royaume. Ceux-ci dans ta gueule, tu les déposas dans les mains de Vanadis, lui offrant par une même occasion un paquet de plus, pour lui souhaiter la bienvenue sur ton stand.

_Voici, un tabac par région et un supplémentaire pour vous remercier de vous être intéressé à mon humble commerce. Je vous souhaite une agréable journée ma dame. Prononças-tu en faisant une légère courbette.

Vanadis : très bien je vous remerciant pleinement de votre attention à mon égard ainsi que du temps dont je n’ai que trop profité. Je vous serai reconnaissant d’autant plus lorsque je verrai le sourire de mes supérieurs. L’âme plus légère, ils devraient être plus enclins à me céder une promotion à la fin de ma formation. Sur ce point je vous souhaite une agréable journée.

Une fois la jeune femme hors de ton champ de vision, tu t'étais intéressé d'autant plus à la population de Reike. Tu les interpellais en haussant la voix, jouant de ton physique pour attirer les enfants, traînant à leurs suites les parents. Après un bon quart d'heure, ta sacoche commençait à être lourde. Ton instinct animal t'indiquais alors que le temps allait commencer à se dégrader. Sans comprendre quoi que ce soit, les marchands se mirent à te regarder débarrasser ton étalage, le ciel ensoleillé finissant pas devenir très sombres.

Ton masque sur le museau et la chariote fixer à ton arrière-train, tu commenças à marcher de vive allure dans les rues d'Isamashi à la recherche d'un quelconque abri, la pluie mouillant déjà ton pelage devenu d'une couleur grise. Puis soudainement, l'odeur du sang parvint à tes narines alors que tu tombais face à face avec la jeune femme qui t'avait acheté du tabac il y a quelques minutes de cela.

Cette dernière était blessée et perdait du sang, mais aucun point vital ne semblait avoir été touché. Tu étais resté ainsi devant elle sans rien faire puis finalement, d'anciennes pensées te parvienne... Elle et Diana se ressemblait tellement, à l'époque tu n'avais pas pué sauver ta jeune maîtresse par toi-même... tu n'avais jamais sauvé qui que ce soit avec ton orbe à vrai dire, pourquoi la noirceur avait conquis ton cœur ?

Sur un coup de tête, tu laissas ta charioter tomber, te dégageant d'elle avant de t'approcher de la jeune femme à terre. Sur ses genoux, tu pris alors l'apparence d'une jeune fille, soulevant le haut de ton masque avant d'approcher tes lèvres de celle de la jeune femme à la chevelure hivernale. Dans un simple baiser, une lueur bleue commença à apparaître. Ton orbe te quittait pour rejoindre le corps de la blessée.

Rompant le simple baiser, tu remis ton masque, restant sur les genoux de la jeune femme avant de te redresser du haut de ton 1m50.

_Vous devriez rester tranquille ma dame, n'y a-t-il pas un endroit où vous pourriez vous reposer ? Je me dois de vous accompagner, le temps que mon orbe soigne vos blessures.

Rapidement, tu lui fis signe que tu étais là pour l'aider en quoi que ce soit. Tu comptais l'aider à marcher jusqu'à l'endroit où elle pourrait se reposer ainsi que de rester avec elle jusqu'au petit matin, suite à cela, tu partirais.


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MessageSujet: Re: Par une ruse, une autre ruse se rompt | Vanadis   2018-08-13, 10:27

Un jour de permission

Là dans la ruelle aux ténèbres envahissantes, une lumière s’approchait. La dague encore dans la plaie, la démone la retirait avec grande peine. Son seuil de douleur beaucoup moins tolérable qu’auparavant, une grimace peu ravissante vint à apparaitre sur son divin visage.
Au même rythme que les expressions de la femme s’affichaient des éclairs fulgurants et d’une vivacité incroyable vinrent frapper le ciel d’Isamashi. Vestige des temps anciens, la foudre était considérée comme le symbole du dernier des Dieux.
Le vent lui balayait la surface de la terre et des pavés d’argile. Ne laissant aucune chance à la poussière et aux minuscules débris. La pluie devint rapidement intense, frappant avec force et causant même parfois des douleurs sur la peau des habitants de la cité.
Dans le désert il était rare que de telles tempêtes sévissent dans le désert, néanmoins cela n’était point impossible.

Lorsqu’elle observait la lame couverte de sang, l’objet ressemblait plus à un surin qu’à une dague. A dire vrai il n’y avait qu’un morceau de métal au bout pointu et dont le manche de fortune était fait avec un morceau de tunique. Morceau qui entourait la base de l’arme et qui se coincé lui-même grâce à un nœud d’une piètre complexité.

Cet objet avait dû en voir du sang, mais s’il avait été doté d’une âme. Sa surprise aurait dû être grande lorsqu’elle planta la démone Vanadis.
Hors de la plaie, la première Valkyrie jetait l’arme un peu plus loin la laissant prendre la rouille et l’eau.
L’eau de pluie s’en allait tout droit en direction de la place du marché, là où se trouvait un peu plus tôt dans la journée la démone. La ruelle en pente comme toutes les autres de ce côté-ci de la ville. Ces pentes menaient toutes vers la place, laissant alors se former un bassin d’eau.
Les marchandises les plus légères flottaient ou s’envolaient selon le bon vouloir du vent impitoyable qui soufflait. Pour Vanadis les marchands avaient ce qu’ils méritaient, arnaqueur au masque souriant le marchand était le type de personnage à toujours doubler la valeur ce qu’il vendait du moins c’était là le minimum.
A titre de bonne figure il pouvait offrir des offres paraissant alléchantes et pourtant elles n’en avaient que l’apparence. En se renseignement auprès des fournisseurs en divers matériaux de première nécessité il était possible de se rendre compte de l’escroquerie. Par exemple en faisant monter ses prix de cent pourcent puis en offrant la possibilité d’une acheté une offerte. Le client lui n’y verrait que du gain, lui qui ne suit pas le cours des marchandises ne connaissant pas ainsi les prix de base.
Ainsi le marchand en plus de bénéficier du même gain habituel voit sa réputation s’améliorer. En cas d’inflation, le marchand cherchera toujours à garder ses prix compétitifs bien que la hausse l’oblige à atteindre des situations inédites.
Avide d’argent, le marchand cherchera toujours à se hisser dans la société tel un asticot dévorant de l’intérieur la guêpe qu’est la noblesse. Favorisant les riches aux pauvres, les pièces d’or aux pièces de cuivre et d’argent. Petit à petit il voudra s’élever au rang de la bourgeoisie avant de ne s’éteindre dans la noblesse. Car une fois dans la noblesse ces anciennes entreprises ne deviennent plus que des actifs dont l’unique but est de soutenir la politique de l’ancien marchand devenu un noble nouveau. Ses actions auront toujours comme but de grimper de plus en plus haut dans la noblesse que cela soit un par un mariage, un accord ou des actes non évocables en public.

Là était la pensée de Vanadis, si bien que malgré une persistante douleur son sourire ne se montrait rien qu’à l’idée qu’il puisse leur arriver malheur. Toutefois ce n’était pas de la haine qu’elle avait spécifiquement envers eux, il s’agissait plutôt d’une des raisons pour lesquelles sa foi auprès des mortels s’en était allée. Évidemment les idées de cette jeune et ravissante démone avaient aussi leurs exceptions.
Sans nul doute d’ailleurs était-ce le cas avec le renard vendeur de tabac. Aux allures d’être serin la pipe en bouche, nul tracas ne semblait l’atteindre. Même lorsque les autres terreurs marchandes vinrent à lui chercher problèmes et rançon. Lui restait là à observer la scène humoristique se déroulant sous son regard.

Mais le bruit métallique de l’eau frappant sa hallebarde la ramenait au monde réel. Sortant de ses pensées au loin un peu plus en bas de la pente, une aura s’avançait. L’aura d’une personne dont le cœur des anciens mortels semblait encore présent.
Dans l’objectif d’effectuer une expérience, Vanadis feintait son incompétente quant à l’idée de se soigner d’elle-même. Pas à pas le sujet de son expérience s’avançait, pas à pas elle avait une nouvelle l’occasion de prouver la perte que les mortels avaient eu suite à l’asservissement des Dieux et à la guerre contre ces derniers.
Se plaçant sur ses genoux le renard changeait. Son apparence passait brusquement d’une petite bête à fourrure à celui d’une femme toujours aussi petite. Son masque d’une certaine beauté ne resta pas longtemps sur son visage. Et rapidement sans même que Vanadis n’y prête attention le marchand ou la marchande lui offrait un baisé.
De toute son histoire Vanadis n’avait eu l’occasion d’embrassé ou d’être embrassé qu’avec trois personnes. A présent il s’agissait de la quatre et cela contre son grès. Le courroux de la première Valkyrie s’annonçait terrible. Aucun être et cela peu importe son sexe n’avait d’autorité pour lui infliger cela. Seule la défunte Aurya en avait eu le droit par le passé. A ce jour il restait le premier démon avait qui Vanadis devait s’unir, mais ce dernier ayant disparu à la fin de la guerre. Sans aucun doute était-il mort, car personne n’en avait plus entendu parler. Ainsi aucun être en vie n'avait le droit de s'offrir un tel plaisir.

Mais aux yeux de la prêtresse de la mort, surnom qu’Aurya octroya à Vanadis après le massacre du temple. La mort semblait bien trop douce comme punition. En attendant de trouver une solution jouer la comédie semblait être le meilleur choix.
Qui plus est lors du baisé, la femme de petite taille avait déposé dans le corps de Vanadis une sorte d’orbe. Il devenait urgent d’en découvrir la nature de cet orbe magique.
Mais alors qu’elle se questionnait vis-à-vis de cette magie, la marchande avait eu des propos rassurants mais aussi étranges. L’orbe à l’aura bleuté avait la capacité de soigner les blessures de la démone.
Dès lors son corps commençait à agir étrangement. Son mana sous forme de foudre s’échappait de la plaie. Sa malédiction se manifestait d’elle-même laissant quelques runes apparaitre autour de la blessure. La plaie n’était plus, mais impossible de savoir si cela était dû à l’orbe ou à sa malédiction. Mais dès que Vanadis vit son mana s’échapper elle recouvrait sa plaie d’une main. Masquant alors les runes à la marchande.
Sur un ton mielleux elle répondait à la marchande sans détour.

Vanadis : Malheureusement je n’ai aucun endroit à proximité qui me permettrait de m’y reposer. Seule la caserne me sert actuellement de foyer. Souhaitez-vous m’y accompagner ou bien alors une auberge préférable ? Si cela vous embête vous pouvez aussi bien me laisser ici, vos actions ont étaient suffisantes. Actions pour lesquelles je vous remercie par ailleurs.

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